Pollution : Trump « libère l’énergie américaine »

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Pollution : Trump « libère l’énergie américaine » © www.nlto.fr

Le 12 mars 2025, l’administration Trump a annoncé la suppression d’une trentaine de réglementations environnementales adoptées sous la présidence de Joe Biden. Ses partisans ont qualifié cette initiative de « la journée de déréglementation la plus importante de l’histoire des États-Unis ».

Une trentaine de normes environnementales supprimées par Donald Trump

L’administration Trump a décidé de revenir sur trente mesures environnementales adoptées sous la présidence de Joe Biden. Ces suppressions touchent principalement les secteurs de l’énergie et des transports. L’une des décisions majeures concerne les centrales à charbon. En 2024, une règle imposait à ces installations d’éliminer quasiment toutes leurs émissions de CO2 grâce aux technologies de captage du carbone, sous peine de fermeture. Cette mesure phare devait, selon les autorités de l’époque, éviter l’émission de 1,4 milliard de tonnes de CO2 d’ici 2047, soit l’équivalent des émissions annuelles de 328 millions de voitures.

Le directeur de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), Lee Zeldin, nommé par Donald Trump, a justifié cette suppression en déclarant vouloir « libérer l’énergie américaine » et « revitaliser l’industrie automobile ». Des propos qui font écho à la déclaration polémique du président américain, qui avait qualifié la politique environnementale de son prédécesseur de « supercherie coûteuse ». Parallèlement, l’EPA a annoncé un allègement des normes antipollution imposées aux constructeurs automobiles. Ces règles, initialement prévues pour entrer en vigueur en 2027, devaient fixer des plafonds plus stricts sur les émissions de gaz à effet de serre des nouveaux véhicules.

Une révision de la loi sur les eaux propres

Outre les mesures visant les industries polluantes, l’administration Trump s’est également attaquée à la législation protégeant les ressources en eau. L’EPA a annoncé vouloir redéfinir le périmètre du Clean Water Act, une loi qui interdit de rejeter des polluants dans les eaux navigables du pays. Désormais, cette protection ne concernera plus que les « masses d’eau relativement permanentes, stagnantes ou à écoulement continu », conformément à la définition établie par la Cour suprême des États-Unis dans une décision rendue en 2023. Une révision qui pourrait de fait exclure de nombreuses zones humides et petits cours d’eau.

La réaction à cette réforme ne s’est pas fait attendre. En première ligne, l’association environnementale Earthjustice met en garde contre les risques accrus de pollution auxquels les Américains pourraient désormais être exposés, alors qu’ils bénéficiaient jusqu’à présent de protections plus strictes. La critique de Matthew Tejada, du Natural Resources Defense Council, est encore plus vive. Ce dernier, cité par Le Monde, fustige l’EPA de Donald Trump, l’accusant de ramener les États-Unis « à une époque de pollution sans entraves dans le pays, exposant chaque Américain à des produits chimiques toxiques, à de l’air sale et à de l’eau contaminée ».

Un choix politique assumé

Ces annonces s’inscrivent dans la volonté de Donald Trump de diminuer les dépenses publiques consacrées à l’environnement et de favoriser la croissance industrielle.

En réduisant de 65 % le budget de l’EPA, son administration entend limiter les contrôles environnementaux et encourager les investissements dans les secteurs du charbon et de l’industrie automobile aux États-Unis.

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