La RATP a accéléré la dématérialisation de l’achat des tickets de transport en Île-de-France depuis janvier 2025. Mais selon Le Parisien (4 mars 2025), cette transition numérique souffre de nombreux dysfonctionnements, entraînant une facturation excessive pour certains voyageurs.
Des voyageurs débités deux fois par la RATP
En remplaçant progressivement les tickets papier, la RATP et Île-de-France Mobilités (IDFM) misent sur la digitalisation des paiements avec des titres rechargeables comme le Navigo Easy et l’offre Liberté +. Ces systèmes permettent de voyager en ne payant qu’en fin de mois ou en rechargeant un solde disponible. Mais plusieurs abonnés ont signalé des anomalies auprès du Parisien : ils sont prélevés deux fois pour un même itinéraire.
Le problème proviendrait de la gestion des correspondances : la durée de validité de deux heures, censée permettre le passage d’un mode de transport à un autre, n’est pas toujours prise en compte par le système numérique, rapportent Le Parisien. Résultat : certains trajets sont considérés comme des voyages distincts, entraînant une facturation supplémentaire pour les voyageurs.
Un problème technique identifié depuis longtemps
D’après IDFM, les erreurs de facturation sont principalement dues à des valideurs mal réglés. « Si l’horodatage est erroné, un trajet peut être facturé deux fois », explique Laurent Probst, directeur général d’Île-de-France Mobilités, cité par Le Parisien. Ce type de problème a été signalé par des voyageurs de la RATP dès 2019, mais malgré plusieurs correctifs, il persiste dans certaines gares.
Les détenteurs de Navigo Easy sont particulièrement exposés, car ce titre ne permet pas toujours d’accéder à un historique détaillé des transactions, mettent en garde nos confères. De fait, sans preuve concrète d’une erreur de prélèvement, les réclamations restent difficiles à faire valoir. Marc Pélissier, président de l’Association des usagers des transports (AUT-IDF), exprime son agacement auprès de Le Parisien, soulignant que ces dysfonctionnements s’ajoutent à la hausse du prix du ticket de transport, désormais vendu 2,50 euros l’unité, ainsi qu’à la suppression des carnets de tickets à tarif réduit.








