Chaque été, à l’approche de la rentrée, les familles françaises se préparent à une série d’achats indispensables : cahiers, stylos, cartables, et autres articles de papeterie. Le poste « fournitures scolaires » pèse lourd dans le budget, particulièrement pour les ménages modestes. Mais cette année, un élément inattendu vient changer la donne.
Contrairement à 2024, où la facture avait augmenté, les prix enregistrent en juillet 2025 un recul mesurable dans la plupart des circuits de distribution. L’étude menée par Nielsen IQ pour l’Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB) semble contredire les prévisions précédentes.
Fournitures scolaires : Une tendance à la baisse confirmée
Les chiffres révèlent une baisse moyenne de 3,4 % dans les grandes surfaces et de 6,2 % dans les magasins spécialisés, par rapport à la même période en 2024. Nadège Hélary, présidente de l’AIPB, parle d’une « réelle baisse des prix sur l’ensemble des segments et des circuits de distribution ». Ce constat surprend, car mi-juillet, l’association UFC-Que Choisir évoquait au contraire une légère hausse de l’ordre de 2%, rappelle Cnews. La divergence s’explique en partie par la différence de méthodes : là où UFC-Que Choisir se concentre sur un panier de produits types, l’étude Nielsen IQ s’appuie sur les données de ventes réelles issues de la distribution.
Si la tendance globale est à la baisse, certains articles connaissent une évolution plus marquée. En grandes surfaces, les pochettes perforées, les trieurs et les crayons à papier figurent parmi les produits dont les ventes ont le plus progressé en volume. Du côté des enseignes spécialisées, les stylos rollers, leurs recharges, ainsi que les stylos-bille restent des valeurs sûres. Les baisses de prix sur ces références semblent avoir déclenché un effet d’achat anticipé : certaines familles ont profité des promotions de juillet pour compléter leurs stocks, avant même la période de forte affluence de fin août.
Cette dynamique se traduit par un bond de 9,1 % des volumes achetés, portant le chiffre d’affaires global du marché à 131 millions d’euros pour le seul mois de juillet. Il faut rappeler que ce marché reste saisonnier : près de la moitié des ventes annuelles de fournitures scolaires s’effectue entre mi-juillet et début septembre.
Baisse des prix des fournitures scolaires : quels effets sur le budget des ménages ?
Pour les familles, cette baisse est une bonne nouvelle à l’heure de l’austérité budgétaire. Un panier moyen de fournitures, qui avait dépassé 200 euros en 2024 pour un enfant entrant en classe de sixième, revient cette année à un niveau inférieur, de l’ordre de 190 euros selon les estimations du secteur relayées par FranceInfo. Cela reste un montant important, mais le recul permet de compenser partiellement les hausses observées sur d’autres postes de dépenses comme l’alimentation ou les transports.
La baisse des prix incite aussi à renouveler du matériel plutôt que de le réutiliser. Certains parents, qui l’an dernier auraient récupéré cahiers entamés ou trousses usées, choisissent cette fois d’acheter du neuf, profitant des offres. Une mauvaise nouvelle pour la planète… et pour le portefeuille puisque même avec cette baisse de prix, le neuf coûte toujours plus cher que la deuxième main.
L’Allocation de rentrée scolaire : un soutien essentiel
L’Allocation de rentrée scolaire (ARS) joue un rôle clé dans la capacité des ménages à absorber ces dépenses. Versée chaque année en août, elle est attribuée sous conditions de ressources aux familles ayant des enfants scolarisés ou en apprentissage âgés de 6 à 18 ans.
Pour 2025, le montant de l’ARS est fixé à 423,48 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, à 446,85 euros pour ceux de 11 à 14 ans, et à 462,33 euros pour les adolescents de 15 à 18 ans. Les plafonds de ressources annuelles sont établis à 28 444 euros pour un enfant à charge et sont augmentés de 6 564 euros pour chaque enfant supplémentaire.
Une allocation dite « dégressive » est accordée aux familles dont les revenus dépassent légèrement ces plafonds, afin de ne pas créer d’effet de seuil trop brutal. Le versement est automatique pour les enfants de 6 à 15 ans, tandis que les parents d’adolescents de 16 à 18 ans doivent fournir une déclaration sur l’honneur attestant de leur scolarité ou de leur apprentissage. Pour 2025, la date de versement en métropole est fixée au mardi 19 août.








