Deux enquêtes distinctes sont annoncées en Europe contre plusieurs réseaux sociaux majeurs. À Madrid, le gouvernement espagnol saisit le parquet contre X, Meta et Tiktok. À Dublin, l’autorité irlandaise de protection des données ouvre une procédure formelle visant X et son outil d’intelligence artificielle Grok.
Une enquête en Espagne contre X, Meta et TikTok pour contenus pédopornographiques générés par IA
L’enquête lancée en Espagne vise frontalement les réseaux sociaux et leurs outils d’IA. En effet, selon Reuter, le gouvernement espagnol a ordonné de saisir le parquet afin d’« enquêter sur les crimes » que pourraient commettre ces plateformes via la création et la diffusion de matériel pédopornographique généré par intelligence artificielle.
Dans cette enquête, sont explicitement visés Meta, X et TikTok. Le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, a justifié cette enquête en déclarant que « ces plateformes portent atteinte à la santé mentale, à la dignité et aux droits de nos enfants », selon Reuters.
L’enquête espagnole s’inscrit dans un climat de forte inquiétude. Une étude de l’ONG Save the Children indique qu’1 mineur espagnol sur 5, principalement des filles, affirme que de fausses images de nudité les concernant ont été partagées en ligne. Par ailleurs, l’exécutif espagnol envisage d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, comme l’a annoncé la France et pense à le faire le Royaume-Uni.
Irlande : X et Grok accusés
En parallèle, une autre enquête secoue les réseaux sociaux en Europe. Le 17 février 2026, la Data Protection Commission irlandaise a annoncé l’ouverture d’une enquête formelle contre X Internet Unlimited Company, entité européenne de X, selon un communiqué officiel du régulateur. L’enquête porte sur la création et la publication d’images intimes et sexualisées non consenties via une fonctionnalité d’IA liée à Grok.
Grok, outil d’intelligence artificielle développé pour la plateforme X et largement mis en avant par Elon Musk, est au centre de cette affaire. Selon le régulateur irlandais, l’enquête vise à déterminer si les obligations prévues par le RGPD ont été respectées, notamment en matière de traitement des données personnelles de personnes situées dans l’Union européenne et l’Espace économique européen.
Reuters précise que la DPC agit en tant que régulateur chef de file pour X en Europe, du fait de l’implantation européenne de l’entreprise en Irlande. L’enquête pourrait donc avoir des conséquences à l’échelle de l’Union européenne.








