54 % des Français estiment que les retraités ont un niveau de vie inférieur à celui des actifs. Un chiffre qui interpelle… mais qui ne surprend pas tout le monde.
Les retraités, perçus comme moins favorisés que les actifs
Selon un sondage Elabe pour BFMTV réalisé en ligne les 22 et 23 avril 2025, une majorité de Français (54 %) considèrent que les retraités ont un niveau de vie plus faible que les actifs. À cela s’ajoutent 28 % qui estiment que le niveau de vie est équivalent. Seuls 18 % pensent que les retraités vivent mieux. Ce ressenti est partagé de manière encore plus marquée par les retraités eux-mêmes : 65 % d’entre eux se jugent moins favorisés que les actifs, contre seulement 9 % qui s’estiment avantagés.
Les actifs, eux, ne se font guère d’illusions. Toujours selon le sondage Elabe, 79 % anticipent que leur niveau de vie à la retraite sera inférieur à celui des retraités actuels. Seuls 14 % pensent qu’ils bénéficieront d’un niveau de vie similaire, et à peine 6 % espèrent une amélioration. Ce pessimisme traverse largement les catégories professionnelles, bien que 32 % des cadres interrogés estiment que les retraités disposent aujourd’hui d’un niveau de vie supérieur à celui des actifs.
Un rejet massif de la suppression de l’abattement fiscal pour les retraités
Le débat est sensible, surtout dans un contexte de recherche d’économies publiques. Actuellement, le gouvernement Bayrou envisage la suppression de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions. Une idée qui ne passe pas : 73 % des Français s’y opposent. Cette opposition est encore plus forte chez les retraités (88 % contre 11 % favorables). Même parmi les actifs, 69 % sont contre la mesure. Seule une minorité, essentiellement chez les moins de 35 ans (58 % contre), y est un peu plus réceptive.
Interrogés sur la participation financière des retraités au redressement des finances publiques, 44 % des sondés jugent qu’il est inacceptable de les mettre à contribution. 47 % sont prêts à l’envisager… mais uniquement si cela concerne les retraités les plus aisés. Une option soutenue par une majorité d’actifs (49 %) et par 38 % des retraités. Moins de 10 % des personnes interrogées trouvent acceptable une contribution généralisée des retraités.







