Ce projet de 9,6 millions de dollars est l’un des 13 programmes de recherche appliquée triés sur le volet dans le cadre d’un concours de Génome Canada et de ses partenaires, qui souhaitent s’attaquer aux enjeux dans les secteurs des ressources naturelles et de l’environnement au Canada. L’annonce a été faite le 8 décembre à Montréal par Kirsty Duncan, ministre fédérale des Sciences. Génome Québec et Genome Prairie, centres génomiques régionaux, participent également au financement du projet dirigé par McGill.
Ce projet vise d’abord et avant tout à répondre aux besoins des organismes de réglementation nationaux et internationaux. Cela dit, le nouvel instrument, appelé « EcoToxChip », devrait également se révéler utile pour les entreprises vouées à l’extraction de ressources et à la fabrication de produits chimiques. En effet, elles pourront s’en servir pour procéder aux évaluations environnementales prescrites par la loi ou par leurs propres politiques, déclarent les chercheurs.
A l’heure actuelle, l’évaluation des risques associés aux produits chimiques repose en grande partie sur l’exécution de tests chez l’animal. Ce sont des méthodes excessivement chronophages et coûteuses, explique le Pr Basu. « L’instrument auquel nous travaillons intéresse au plus haut point les organismes de réglementation et nos partenaires industriels, parce qu’il leur permettra de réaliser d’énormes économies de temps et d’argent, et de sauver de nombreuses vies animales.
La contamination chimique menace notre planète, affirme Suzanne Fortier, principale et vice chancelière de l’Université McGill. Grâce à l’appui de Génome Canada et de Génome Québec, les chercheurs de McGill ont mis au point un outil génomique à la fois accessible, abordable et fiable qui nous permettra de jouer le rôle crucial qui nous est dévolu en veillant sur nos écosystèmes… et sur notre avenir.












