L’épidémie de coqueluche frappe fort et met sous tension l’approvisionnement en clarithromycine, un antibiotique indispensable pour traiter les infections respiratoires. Face à cette crise, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) multiplie les actions pour préserver l’accès à ce médicament vital, notamment pour les enfants de moins de 12 ans.
Épidémie de coqueluche : que fait l’ANSM ?
Depuis plusieurs semaines, la demande de clarithromycine explose. La raison ? Une épidémie de coqueluche qui s’étend sur tout le territoire français et dépasse les capacités de production habituelles. Résultat : les stocks diminuent dangereusement, en particulier pour les formes buvables, essentielles pour soigner les jeunes enfants (moins de 12 ans).
L’ANSM n’a pas tardé à agir. Dans un communiqué publié le 5 décembre 2024, celle-ci a exigé des laboratoires qu’ils privilégient les livraisons aux pharmacies via les grossistes-répartiteurs. Objectif : garantir une répartition équitable des stocks sur tout le territoire. L’agence a également conseillé aux professionnels de santé de réserver cet antibiotique aux patients les plus vulnérables, comme les enfants pesant moins de 4 kg. Et pour limiter la demande, elle rappelle qu’il existe des alternatives thérapeutiques dans de nombreux cas.
Des solutions temporaires
Pour répondre à l’urgence, l’ANSM a autorisé une mesure exceptionnelle : les pharmacies habilitées peuvent fabriquer des gélules de clarithromycine dosées à 250 mg et 500 mg. Ces préparations, encadrées par une monographie technique (de 2023), assurent une continuité des traitements pour les cas les plus critiques. Cette solution, bien que temporaire, apporte un soulagement partiel aux patients et aux professionnels de santé.
En parallèle, l’agence intensifie ses recommandations. Elle appelle les médecins à prescrire la clarithromycine uniquement lorsqu’il n’existe aucune autre option viable. Elle insiste aussi sur le respect des gestes barrières, comme le port du masque et l’hygiène des mains, pour réduire la propagation de la coqueluche. Enfin, elle encourage les patients à vérifier leur statut vaccinal et à se protéger contre cette maladie.








