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Permis de conduire : pourquoi pas à 17 ans et pendant le Service national universel ?



Journaliste pour VA Press. En savoir plus sur cet auteur




13 Février 2019

Les propositions du rapport parlementaire sur le permis de conduire sont très mal reçues par les auto écoles. Mais en suggérant d’abaisser à 17 ans l’âge légal pour le passer et en avançant des pistes pour le rendre moins cher, quelques idées prometteuses font leur apparition.


Creative Commons - Pixabay
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Impopulaires chez les moniteurs d’auto-école, mais bien reçues par le reste de la France. Les mesures de réforme du permis de conduire avancées par un rapport parlementaire méritent d’être étudiées de plus près. « Confortée par le succès de la conduite accompagnée (qui débouche sur un quart des permis délivrés, avec un taux de réussite de 74,24%), la parlementaire propose "l'abaissement à 17 ans de la limite d'âge pour la délivrance d'un permis B, valable uniquement sur le territoire national" pour les apprentis ayant satisfait à la conduite accompagnée. Aujourd'hui, un jeune qui a suivi ce dispositif peut obtenir le permis à 17 ans et demi, mais ne peut conduire seul avant sa majorité, relève Le Parisien.  "Il conviendrait d'expertiser si un tel permis pourrait être assorti de conditions limitatives (interdiction de la conduite de nuit...)", remarque toutefois le texte » relève France Info TV.
 
Tellement cher et compliqué à avoir dans certaines villes, le permis est un sacrifice pour beaucoup de familles. Notamment depuis que la fin du service militaire a privé de nombreuses personnes de la possibilité de la passer dans l’armée, gratuitement. Une perte que le rapport parlementaire semble avoir identifié pour se deuxième mesure phare. « Pour aider les jeunes à financer le permis, dont le coût moyen s'élève à 1 600 euros, le rapport propose également de l'intégrer au service national universel, qui doit être lancé en juin. Le SNU se décomposera en deux parties : une partie obligatoire, d'une durée de trois semaines, et une facultative dite "SNU volontaire de longue durée", de 3 à 12 mois. Après avoir suivi des modules de formation lors du SNU obligatoire, les jeunes auraient alors la possibilité de passer le code "auprès d'un opérateur agréé", avec un coût "pris en charge par l'État". Ceux qui suivent le SNU "volontaire de longue durée", tout comme ceux qui s'engagent dans la réserve nationale et le service civique, pourraient, eux, "passer l'épreuve pratique du permis de conduire, pendant cette période, à titre gratuit" », continue l’article.
 
Si ces mesures sont impopulaires, c’est surtout la piste de réforme de l’agrément qui bloque auprès des moniteurs. Le rapport conseille en effet que l’agrément soit délivré au niveau national et non plus départemental.