Une étude dévoile les regrets liés aux déménagements post-Covid

Le confinement a donné des envies d’ailleurs à beaucoup de Français. Mais cinq ans après les grands bouleversements du Covid, certains remettent en question leur choix. Une étude récente en révèle les limites, entre espoirs déçus et réalités du quotidien.

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Le confinement a donné des envies d’ailleurs à beaucoup de Français. Mais cinq ans après les grands bouleversements du Covid, certains remettent en question leur choix et évoquent des regrets. Une étude récente en révèle les limites, entre espoirs déçus et réalités du quotidien.

Le 31 mai 2025, une enquête conduite par Les Déménageurs Bretons et diffusée par Le Parisien a révélé qu’environ 15 % des Français ayant déménagé depuis la crise sanitaire regrettent aujourd’hui leur décision. Si ce chiffre peut sembler marginal, il éclaire une réalité plus large : celle d’un déménagement vécu comme une solution à une période incertaine, mais qui n’a pas toujours tenu ses promesses. Pourquoi tant de personnes ont-elles voulu changer de décor ? Et pourquoi certaines finissent-elles par faire marche arrière, ou simplement douter ?

Une envie de renouveau née d’un contexte exceptionnel

En 2020, la pandémie de Covid-19 a bouleversé les habitudes de vie. Confinés, parfois en télétravail, coupés des espaces extérieurs, de nombreux Français ont commencé à rêver d’un autre cadre : plus de verdure, plus d’espace, moins de bruit. Certains sont passés à l’action, quittant leur logement pour s’installer dans des villes moyennes, des zones rurales ou des stations balnéaires.

Cette période a vu naître une véritable vague de mobilité résidentielle. Les motivations ? Une recherche de mieux-être, un besoin de reconnecter avec la nature, la volonté de ralentir. Dans bien des cas, le déménagement semblait répondre à un désir légitime d’équilibre. Mais après l’enthousiasme initial, certaines situations se sont avérées plus compliquées que prévu.

Des regrets liés à l’isolement, au quotidien et aux services

Parmi les personnes ayant exprimé un regret, plusieurs raisons reviennent : l’isolement, le manque de commodités, la difficulté à s’adapter à un nouveau rythme. Pour certains, vivre à la campagne ou dans une petite ville a signifié dire adieu à la spontanéité, aux activités culturelles ou à la facilité des déplacements. D’autres ont découvert les limites du télétravail à temps plein, ou les complications de la vie loin des proches.

Certaines zones choisies pour leur calme se sont révélées moins accessibles que prévu : rareté des commerces, manque d’infrastructures, ou simplement éloignement des amis et de la famille. Un quotidien plus tranquille, certes, mais aussi parfois plus contraignant.

L’étude montre également que les regrets sont plus fréquents chez les Franciliens, les hommes et les familles nombreuses, qui ont souvent déménagé rapidement, dans l’urgence d’une période instable.

Une décision pas si anodine, qui touche à l’équilibre personnel

Déménager n’est jamais neutre. C’est un changement qui impacte non seulement l’organisation matérielle, mais aussi le moral, les relations sociales, le rythme de vie. Certains ont découvert que le confort d’un grand jardin ne remplace pas toujours la proximité d’un réseau d’amis. D’autres ont ressenti un certain déracinement, notamment lorsqu’ils ont quitté une région dans laquelle ils avaient grandi ou travaillé.

Le stress lié à l’installation, la charge mentale des démarches, la perte de repères peuvent également contribuer à une forme de lassitude ou d’insatisfaction. Ces aspects, souvent secondaires au moment de la décision, deviennent visibles une fois le quotidien installé.

Un mouvement qui continue, mais avec plus de prudence

Malgré les regrets exprimés, l’envie de déménager reste forte chez de nombreux Français. La quête d’un cadre de vie plus agréable reste une tendance de fond. Toutefois, les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête se montrent aujourd’hui plus lucides. L’enthousiasme a laissé place à une approche plus réfléchie : on se renseigne davantage sur les services disponibles, la vie locale, les opportunités professionnelles et scolaires.

Certaines personnes, marquées par leur première expérience, envisagent même un retour vers leur région d’origine. D’autres, sans nécessairement faire marche arrière, réévaluent leurs priorités, à mi-chemin entre rêve et réalité.

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