Le Japon se prépare à lancer un nouveau système d’autorisation de voyage électronique, temporairement baptisé JESTA, pour mieux gérer l’augmentation du nombre de visiteurs étrangers. Annoncé par le ministre japonais de la Justice, Keisuke Suzuki, ce dispositif risque de renforcer les contrôles aux frontières tout en simplifiant les démarches pour les touristes. Initialement prévu pour 2030, il sera mis en service dès l’exercice fiscal 2028.
Un pas vers une meilleure organisation des visiteurs
Avec la forte montée en flèche du nombre de visiteurs étrangers, le gouvernement a décidé d’avancer le lancement du système JESTA. Inspiré par des modèles comme l’ESTA américain ou l’ETA britannique, ce dispositif va permettre d’évaluer les voyageurs exemptés de visa. Les ressortissants de 71 pays, y compris la Belgique, devront fournir des informations personnelles ainsi que des détails sur leur séjour pour obtenir cette autorisation électronique.
La démarche vise avant tout à améliorer la gestion des arrivées tout en renforçant les contrôles aux frontières. Le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, a rappelé lors d’une réunion sur la politique touristique combien il était important de bien encadrer ces flux pour atteindre l’ambition du Japon d’accueillir 60 millions de touristes étrangers par an d’ici 2030.
Comment fonctionne jesta et ce que ça change
Le système JESTA concerne les voyageurs exemptés de visa pour des séjours touristiques ou d’affaires de courte durée, généralement jusqu’à 90 jours. Avant leur départ, les voyageurs devront remplir un formulaire en ligne en donnant, par exemple, la raison de leur venue et l’adresse de leur hébergement. Selon Keisuke Suzuki, « Il est nécessaire de lancer ce système rapidement pour renforcer les contrôles et faciliter les vérifications en matière d’immigration ».
Les citoyens de pays comme l’Allemagne, Andorre, Argentine, Australie, Autriche, Bahamas, Barbade, Belgique, Brésil, Brunei, Bulgarie, Canada et bien d’autres devront obtenir cette autorisation avant de voyager. En cas de refus de la demande JESTA, le voyageur ne pourra pas embarquer pour le Japon. Cette mesure permet d’identifier dès le départ les profils à risque et de prévenir tout séjour non autorisé.
Des avantages et des défis pour les pros du voyage
La mise en place du JESTA offre aussi des occasions intéressantes pour les professionnels du secteur du voyage. Les agents pourront ainsi aider leurs clients à remplir correctement la procédure et éviter les erreurs ou malentendus pendant cette phase de transition, ce qui représente une véritable valeur ajoutée.
Même si le coût exact de cette procédure n’est pas encore fixé, il est certain qu’elle jouera un rôle important dans la modernisation des formalités d’entrée au Japon. Cette initiative traduit aussi la forte volonté politique de moderniser et sécuriser l’accueil des visiteurs.
Ainsi, le lancement anticipé du système JESTA marque un tournant pour la gestion des flux touristiques au Japon. Alors que le pays se prépare à recevoir un nombre grandissant de visiteurs, tout en garantissant la sécurité de chacun – touristes comme résidents – ce dispositif pourrait bien servir de modèle sur la scène internationale. Pour les voyageurs concernés par cette nouvelle exigence électronique, il faudra désormais prévoir une demande préalable pour profiter pleinement des merveilles offertes par le pays du Soleil-Levant. En 2025, le Japon se positionne comme une destination phare, alliant avancées technologiques, culture riche et événements majeurs comme l’Exposition Universelle d’Osaka.












