Alors que les arnaques en ligne se multiplient, WhatsApp, propriété de Meta, annonce deux nouvelles fonctionnalités destinées à mieux protéger ses utilisateurs. L’application de messagerie, qui revendique plus de deux milliards d’usagers dans le monde, souhaite rendre plus difficile l’action des escrocs, souvent organisés en réseaux sophistiqués.
Deux outils pour se défendre avant même d’être piégé
La première nouveauté concerne les groupes de discussion, relaye BFMTV. Lorsqu’un utilisateur est ajouté à un groupe par une personne qui ne figure pas dans ses contacts, un « aperçu de sécurité » apparaît avant même l’ouverture du chat. Ce message affiche le nom du groupe, la personne qui a invité, et surtout des conseils de prudence, comme : « Ne partagez pas d’informations personnelles avec des inconnus. » L’utilisateur peut quitter immédiatement le groupe, sans y participer.
La seconde mesure vise les conversations individuelles avec des inconnus. Si vous recevez un message d’une personne que vous ne connaissez pas, WhatsApp vous propose désormais un encadré explicatif contenant des éléments pour vous aider à mieux identifier le contact. L’objectif est de faire réfléchir avant de répondre, et d’éviter les dialogues qui mènent à des pièges plus complexes.
6,8 millions de comptes frauduleux supprimés en seulement 6 mois
Entre janvier et juin 2025, WhatsApp indique avoir supprimé plus de 6,8 millions de comptes liés à des activités frauduleuses. Ces comptes, souvent gérés par des réseaux organisés, ont été détectés grâce à des systèmes automatisés, avant même d’avoir eu le temps de nuire.
WhatsApp alerte aussi sur la professionnalisation croissante des arnaques en ligne. L’une des campagnes démantelées récemment impliquait l’usage de ChatGPT (l’outil d’OpenAI) pour générer automatiquement des messages d’approche. Les victimes étaient ensuite dirigées vers des plateformes comme Telegram ou TikTok, où elles se voyaient proposer des missions rémunérées, avant qu’on leur demande de déposer de l’argent en cryptomonnaie. Meta affirme avoir collaboré avec OpenAI pour mettre fin à cette opération, orchestrée depuis le Cambodge.








