À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) a relancé sa campagne « Femme au volant, vie au tournant » pour souligner un fait édifiant : les femmes sont nettement moins impliquées que les hommes dans les accidents mortels. Les derniers chiffres de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) viennent confirmer cette réalité.
Une surreprésentation des hommes dans les accidents de la route
Les données publiées par l’ONISR à cette occasion sont sans équivoque : en 2024, 84 % des accidents mortels sur les routes françaises ont été causés par des hommes. Autrement dit, près de 8 accidents mortels sur 10 impliquaient un conducteur masculin. Les statistiques révèlent également que l’alcool au volant est un comportement à risque principalement masculin : parmi les conducteurs impliqués dans des accidents mortels en état d’ivresse, 89 % étaient des hommes.
La tendance se vérifie aussi du côté des victimes. Toujours en 2024 et selon les chiffres de l’ONISR : 78 % des personnes tuées lors d’accidents de la route étaient des hommes. Cette surmortalité masculine se retrouve dans toutes les catégories d’usagers : les hommes représentent 87 % des cyclistes tués et 61 % des piétons victimes d’accidents mortels.
Trois fois moins d’accidents mortels pour les femmes
Les chiffres publiés à l’occasion de la campagne « Femme au volant, vie au tournant » démontrent également que les femmes adoptent une conduite beaucoup plus sûre. À temps de conduite équivalent, elles ont trois fois moins de risques d’être victimes d’un accident mortel et cinq fois moins de risques d’en être responsables.
Les femmes respectent davantage les limitations de vitesse, prennent moins de risques lors des dépassements et adoptent une attitude plus mesurée face aux situations complexes. Face à ces constats, Florence Guillaume, déléguée interministérielle à la Sécurité Routière, a insisté sur la nécessité pour les hommes de remettre en question leur conduite : « Ces écarts persistants doivent conduire les hommes à s’interroger sur leur rapport au risque sur la route. (…) saluons les femmes pour leur conduite apaisée et appelons chacune et chacun à la prudence. ».








