Les récentes mises à jour concernant les voyages vers les États-Unis lancées par plusieurs pays européens attirent l’attention et incitent les voyageurs à se montrer vigilants (c’est toujours mieux de prévenir que guérir). Ces changements interviennent après que l’administration Trump a resserré sa politique migratoire, matérialisé par un décret présidentiel du 20 janvier 2025. Ce texte a supprimé la mention « X » sur les passeports et ne reconnaît officiellement que les genres masculin et féminin indiqués à la naissance. Par ailleurs, des cas de détention de citoyens européens et canadiens par les autorités frontalières américaines ont été signalés.
Réactions des pays européens face aux nouvelles mesures
En France, les consignes pour ceux qui se rendent aux États-Unis ont été revues, avec des recommandations diffusées entre lundi et mardi. Les voyageurs doivent se pencher sur toutes les nouveautés, notamment une rubrique fraîchement ajoutée aux demandes de visa ou d’ESTA dans laquelle il faut indiquer le « sexe à la naissance » (c’est la mention présente sur le passeport). Le ministère français des Affaires étrangères insiste sur la nécessité de vérifier ces infos pour éviter les galères au moment du passage des frontières américaines.
L’Allemagne a aussi mis à jour ses conseils aux voyageurs en précisant qu’un visa valide ne garantit pas l’entrée sur le territoire américain. Il y a des risques d’arrestation, de placement en rétention et d’expulsion pour plusieurs raisons, comme des antécédents judiciaires ou des erreurs dans les déclarations. Ceux dont le passeport indique un genre « X » ou une mention différente de celle attribuée à la naissance sont invités à contacter la représentation américaine avant leur départ.
Au Danemark, des conseils récents s’adressent tout spécialement aux voyageurs transgenres, qui devraient absolument prendre contact avec l’ambassade américaine pour obtenir confirmation sur les règles en vigueur. De la même manière, en Finlande, on précise que les demandes de permis de voyage ou de visa pourraient être refusées si le genre sur le passeport ne correspond pas à celui inscrit à la naissance.
La Norvège alerte ses citoyens en rappelant aux intéressés que les autorités américaines ne reconnaissent que le sexe indiqué à la naissance et conseillent à ceux qui ont modifié leur genre de s’adresser à l’ambassade des États-Unis pour obtenir des précisions. En Islande, une collaboration a été mise en place avec l’organisation Samtökin ’78 pour fournir des conseils adaptés aux personnes LGBTQ+, en appelant ces dernières à rester sur leurs gardes.
Le Royaume-Uni prévient aussi ses ressortissants qu’ils doivent respecter scrupuleusement les règles d’entrée sous peine d’être arrêtés ou détenus. Les conseils aux voyageurs du Royaume-Uni rappellent qu’un visa en règle ne garantit pas l’admission sur le territoire.
Implications légales et actions en cours
Face à ces nouvelles règles, certains voyageurs transgenres ont engagé une procédure judiciaire contre le gouvernement fédéral américain avec le soutien de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). Ils avancent que cette politique contrevient à la loi sur les procédures administratives et viole la Constitution américaine. Même si, à ce jour, aucun pays n’a rapporté de cas où des voyageurs LGBTQ+ se seraient vus refuser l’entrée aux États-Unis, il vaut mieux rester sur ses gardes.
Précautions à prendre
Il est vraiment important que ceux qui prévoient de se rendre aux États-Unis prennent le temps de bien comprendre ces nouvelles exigences et ce que cela peut entraîner (pour éviter les embrouilles aux douanes). La situation actuelle montre qu’une préparation minutieuse est de mise pour échapper à tout souci lors du passage des frontières américaines. Dans ces conditions, il est conseillé aux voyageurs concernés de consulter régulièrement les mises à jour officielles proposées par leur gouvernement respectif et, si besoin, de contacter l’ambassade américaine en amont pour éclaircir toute interrogation liée à leur situation personnelle ou administrative.












