Cancer de la peau : gare au bronzage cet été

Avec les beaux jours, l’envie de profiter du soleil revient. Mais une récente étude internationale rappelle l’importance de se protéger : l’exposition aux rayons UV serait responsable de la grande majorité des cas de mélanome (cancer de la peau), une forme sérieuse de cancer de la peau.

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Cancer de la peau : gare au bronzage cet été © www.nlto.fr

Avec les beaux jours, l’envie de profiter du soleil revient. Mais une récente étude internationale rappelle l’importance de se protéger : l’exposition aux rayons UV serait responsable de la grande majorité des cas de mélanome (cancer de la peau), une forme sérieuse de cancer de la peau.

Le 27 mai 2025, une nouvelle étude publiée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence liée à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a mis en évidence le rôle prédominant des rayons ultraviolets (UV) dans le développement du mélanome cutané. Ce type de cancer de la peau, bien que moins fréquent que d’autres, est souvent plus grave. D’après les chiffres partagés, plus de 80 % des cas dans le monde sont liés à l’exposition au soleil ou à d’autres sources d’UV. Des résultats qui rappellent l’importance d’adopter les bons réflexes, notamment à l’approche de l’été.

Ce que révèle l’étude sur le mélanome

L’étude s’est appuyée sur les données de 2022 et indique que 267 000 des 332 000 cas de mélanome cutané enregistrés cette année-là seraient liés aux rayons UV, soit environ 83 %. Ces rayonnements proviennent essentiellement du soleil, mais aussi des cabines de bronzage artificiel. Ils sont capables de pénétrer la peau en profondeur et d’endommager l’ADN des cellules. Ce type de dommage, quand il se répète dans le temps, peut favoriser l’apparition de cellules cancéreuses.

Les chiffres montrent également que certaines zones du globe sont plus touchées. L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Europe du Nord et l’Amérique du Nord enregistrent les taux les plus élevés de mélanome attribuable aux UV, parfois au-delà de 95 %. Cela s’explique par plusieurs facteurs : un niveau d’ensoleillement élevé, une peau claire plus sensible aux UV, et parfois des habitudes d’exposition sans protection suffisante.

Hommes et femmes ne sont pas tout à fait égaux face à ce risque : l’étude montre que les hommes sont davantage concernés, avec 86 % des cas liés aux UV contre 79 % chez les femmes. Ce déséquilibre pourrait être lié à des différences de comportement en matière de prévention, comme l’usage de vêtements couvrants ou de crème solaire.

Pourquoi les comportements ont un impact direct

Depuis plusieurs décennies, le mélanome est en augmentation, notamment dans les pays occidentaux. Selon les chercheurs, cette progression est en partie due à des habitudes bien ancrées : recherche d’un bronzage intense, vacances au soleil sans précaution, exposition prolongée durant les heures les plus chaudes. Ces comportements répétés exposent la peau à des doses importantes d’UV, qui s’accumulent au fil du temps.

Les rayons UV sont classés comme cancérogènes par l’OMS. Et contrairement à une idée reçue, le bronzage n’est pas un signe de bonne santé mais une réaction de défense de la peau face à une agression. C’est pourquoi même les expositions modérées doivent être encadrées par des gestes simples mais essentiels.

Les spécialistes soulignent également que, malgré une légère baisse des cas dans certaines tranches d’âge (notamment chez les plus jeunes dans les pays les plus sensibilisés), le vieillissement de la population et l’augmentation globale de la population mondiale devraient faire grimper le nombre total de cas. D’ici 2040, les projections annoncent plus de 510 000 diagnostics annuels et près de 96 000 décès liés au mélanome dans le monde.

Les bons gestes pour limiter les risques

Heureusement, la majorité des cas de mélanome pourraient être évités grâce à des actions de prévention efficaces. Les recommandations sont connues, mais il est utile de les rappeler : éviter de s’exposer entre midi et 16h, porter des vêtements couvrants et un chapeau, utiliser régulièrement une crème solaire à indice élevé, même quand le ciel est voilé. Ces gestes simples peuvent réduire significativement le risque.

Il est également important de surveiller sa peau. Un grain de beauté qui change d’aspect, une tache nouvelle ou irrégulière, une lésion qui ne guérit pas : autant de signes qui doivent conduire à consulter un dermatologue. Le dépistage précoce améliore grandement les chances de guérison.

Les campagnes de sensibilisation, quand elles sont répétées et adaptées, ont déjà montré leur efficacité dans plusieurs pays. L’enjeu est désormais d’en élargir la portée, notamment auprès des populations les plus exposées.

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