Après plusieurs succès à l’international, Donald Trump enregistre une victoire politique à l’intérieur des États-Unis. Il vient de faire voter sa première grande loi budgétaire de son second mandat. Cependant, une partie de la population américaine est très inquiète.
Donald Trump fait voter sa loi budgétaire aux États-Unis
Les républicains du Congrès viennent de faire adopter une loi historique qui pourrait redéfinir la politique budgétaire américaine. Le projet de loi, qualifié par Donald Trump de « grande et belle loi », représente l’une des plus importantes réalisations législatives de son second mandat. Toutefois, cette réforme, saluée par certains comme un gage de prospérité pour les États-Unis, soulève des questions cruciales sur son impact à long terme, notamment en matière de dette publique et de justice sociale.
L’élément central de cette réforme réside dans les réductions fiscales, un des engagements majeurs de Donald Trump depuis son premier mandat. La loi prolonge des allègements fiscaux massifs pour les entreprises et les ménages, déjà instaurés en 2017, qui auraient dû expirer à la fin de l’année. En outre, le texte introduit des exonérations pour les pourboires et les heures supplémentaires jusqu’en 2028, et quadruple le plafond des déductions fiscales pour les taxes locales et de l’État pendant cinq ans. Une manière pour l’administration Trump de renforcer son soutien auprès des classes moyennes et supérieures, tout en stimulant l’économie.
Mais cette politique fiscale ambitieuse n’est pas sans conséquences. Les opposants à cette réforme soulignent que ces baisses d’impôts profitent en grande partie aux plus riches et ne feront qu’accentuer les inégalités sociales aux États-Unis. Un argument répété par les démocrates et certains économistes qui considèrent ces mesures comme inefficaces pour une économie à long terme.
L’immigration et la défense comme priorités
Outre les réductions fiscales, le texte accorde des milliards de dollars pour renforcer les mesures de sécurité et d’immigration, un autre pilier du programme de Trump. Ainsi, 46,5 milliards de dollars sont affectés à la construction du mur frontalier avec le Mexique, 45 milliards sont dédiés à la création de places supplémentaires dans les centres de rétention pour migrants, et 30 milliards sont alloués à l’embauche de nouveaux agents de la police de l’immigration.
Le Pentagone bénéficie également d’un financement accru pour développer un bouclier antimissile, le « Dôme d’or », visant à renforcer la sécurité du pays. Trump affirme que ces investissements transformeront l‘Amérique en un bastion de sécurité tout en propulsant son économie.
Là où la réforme suscite un rejet plus large, c’est dans ses coupes budgétaires destinées à financer ces nouvelles dépenses. Les programmes sociaux, notamment Medicaid et l’aide alimentaire, subissent des réductions drastiques. Le programme Medicaid, qui assure la couverture santé de millions d’Américains à faible revenu, voit ses financements amputés, tandis que des formalités plus contraignantes sont introduites pour en bénéficier, incluant des exigences de travail et des réinscriptions fréquentes. Une estimation alarmante du Bureau budgétaire du Congrès prévoit que près de 12 millions de personnes pourraient perdre leur couverture santé d’ici 2034 en raison de ces restrictions.












