Derrière ce chiffre, il y a une méthode : utiliser l’autorité universitaire pour imposer un récit militant. On affirme que les ménages les plus aisés échappent à l’impôt, et à partir de là, tout devient possible : rétablir l’ISF, inventer une taxe Zucman, taxer les superprofits, surtaxer les dividendes… Peu importe que les rendements annoncés ne tiennent pas une seconde face à l’examen. L’essentiel est de convaincre l’opinion.
La réalité : une fiscalité écrasante pour les plus aisés
Les chiffres sont pourtant clairs. En France, les ménages supportent en moyenne 18,5 % d’impôts directs sur leur revenu disponible brut. Mais pour les 10 % les plus riches, cette charge grimpe à 42,1 %. Et si l’on ajoute cotisations sociales et impôts indirects comme la TVA, le taux atteint… 66,8 %. Pour les 1 % du haut, le poids des prélèvements dépasse 55 %. Où est la fameuse « injustice » ?
Ce contraste entre la réalité et le discours est édifiant. Si vous dites à un Français qui se voit prélever près de 50 % de ses revenus que « les riches ne paient que 2 % », il est évident qu’il sera favorable à toutes les taxes possibles. Le débat est alors biaisé dès le départ.
Le risque d’une illusion dangereuse
La Fondation IFRAP souligne le danger de cette manipulation intellectuelle : en construisant une politique fiscale sur des slogans, on se condamne à produire des lois inefficaces et destructrices. L’exemple de la taxe Zucman est révélateur : présentée comme un instrument révolutionnaire de justice sociale, elle concernerait 1 800 personnes et rapporterait 20 milliards… selon ses promoteurs. En réalité, le Sénat estime qu’elle ne générerait que 2 à 3 milliards. Tout ça pour quel coût ? Le départ de familles d’entrepreneurs et d’investisseurs, ceux-là mêmes qui financent l’innovation et l’emploi.
Quand l’idéologie prime sur l’économie
La fiscalité française est déjà l’une des plus lourdes du monde. L’étude de l’IFRAP donne l’exemple d’une entreprise de taille intermédiaire valorisée à 250 millions d’euros : la cascade fiscale équivaut à 60 % de taxation globale. Avec la taxe Zucman et la CDHR, on dépasserait les 110 %. Comment croire que des chefs d’entreprise accepteront durablement de rester dans un pays qui taxe plus que ce qu’ils peuvent produire ?
La vérité, c’est que derrière l’habillage universitaire, nous assistons à un combat politique. Les économistes militants jouent sur les perceptions, pas sur les faits. Mais la fiscalité n’est pas un champ d’expérimentation idéologique : c’est un levier vital pour l’économie d’un pays. Et jouer avec des slogans comme « les riches ne paient que 2 % », c’est préparer des lendemains de fuite des capitaux et de déclin industriel.








