Malus écologique : vers un plafond record de 100 000 euros en 2028 ?

Le malus écologique s’apprête à franchir un nouveau cap. Dès 2028, la taxe automobile sur les véhicules les plus polluants atteindra jusqu’à 100 000 euros, une évolution inédite qui bouleversera le marché et accentuera la pression sur l’industrie automobile.

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Malus écologique : vers un plafond record de 100 000 euros en 2028 ? © www.nlto.fr

Depuis le 1er mars 2025, le malus écologique a connu un durcissement progressif fixé par le gouvernement français. Cette taxe, appliquée aux véhicules neufs selon leurs émissions de CO₂, s’inscrit dans une politique environnementale visant à accélérer la transition vers une mobilité moins polluante. Alors que les constructeurs automobiles tentent d’adapter leur production, la montée en puissance du malus soulève de vives inquiétudes quant à ses conséquences économiques et sociales.

Le malus automobile 2025 : un durcissement déjà sensible

Depuis mars 2025, le seuil de déclenchement du malus est fixé à 113 g de CO₂/km, contre 118 g auparavant, selon la Direction de l’information légale et administrative. À ce niveau, les automobilistes s’acquittent d’une première taxe de 50 euros, mais la note grimpe très vite. Le plafond maximal atteint désormais 70 000 euros, une somme applicable aux véhicules rejetant plus de 192 g de CO₂/km. Cette évolution n’est pas anodine : elle reflète la volonté du gouvernement de renforcer la fiscalité environnementale dans un contexte où les ventes de SUV, souvent lourds et puissants, continuent de croître.

En parallèle, le malus au poids, introduit en 2022, s’ajoute au barème CO₂. Le cumul des deux taxes reste, pour l’instant, plafonné à 70 000 euros, selon Premium Auto Conseil. Cette limitation pourrait toutefois disparaître à l’avenir, entraînant des montants encore plus élevés pour certains modèles.

2026 et 2027 : vers des seuils plus bas et des montants plus lourds

L’année 2026 marquera une nouvelle étape : le seuil d’entrée descendra à 108 g de CO₂/km, tandis que le plafond du malus grimpera à 80 000 euros, d’après le Ministère de la Transition écologique. En 2027, ces valeurs atteindront respectivement 103 g/km et 90 000 euros, selon une projection reprise par Motor1. Le malus maximal possible sera de 80 000 euros en 2026 et 90 000 euros en 2027, précise le site spécialisé, soulignant que le plafond de 90 000 euros représente déjà une pénalité énorme.

Cette trajectoire s’accompagne d’une baisse annuelle moyenne de 5 g de CO₂/km du seuil de déclenchement. D’après une étude Dataneo citée par L’Argus, 66 % des véhicules neufs seront taxés en 2025, 72 % en 2026, puis 77 % en 2027.

2028 : le malus atteint 100 000euros € et bouleverse l’industrie automobile

Le projet de loi de finances 2026 confirme l’étape la plus spectaculaire de cette réforme : en 2028, le malus maximal atteindra 100 000 euros pour les voitures les plus polluantes, notamment celles dépassant 188 g de CO₂/km, selon Motor1.com.

« Le nouveau projet de loi de finances (…) prévoit que le plafond du cumul de malus CO₂ et celui du malus au poids sera supprimé », a expliqué Emmanuel Rolland dans Motor1.com. Cette mesure permettra aux deux taxes de s’additionner librement, sans limite globale, ce qui pourrait pénaliser sévèrement les véhicules lourds et puissants. Dès lors, le seuil de déclenchement du malus descendra à 98 g de CO₂/km, d’après AutoJournal.fr. À titre de comparaison, cela signifie qu’une berline familiale essence moyenne sera désormais concernée, alors qu’elle échappait encore à la taxe il y a deux ans. Or, le prix d’achat de véhicules moins polluants reste souvent supérieur de 20 à 30 % à celui des modèles thermiques équivalents.

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