Enquête autour de Sainte‑Soline : un ancien officier de Gendarmerie mobile livre sa version

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Enquête autour de Sainte‑Soline : un ancien officier de Gendarmerie mobile livre sa version © www.nlto.fr


Une double enquête des médias Libération et Mediapart pointe la diffusion de vidéos enregistrées du côté des forces de l’ordre lors des affrontements de Sainte-Soline, dans lesquelles on entendrait des ordres de tirs tendus et des propos jugés inappropriés à l’égard des manifestants. En contre-point, une interview accordée à Le Journal de l’Économie par un ancien officier de la Gendarmerie mobile apporte un éclairage différent sur cette journée. L’entretien est disponible ici : « Un ancien officier … les gendarmes ont fait leur travail face à une violence d’une intensité inouïe »

Dans l’entretien, l’officier décrit une situation qualifiée de « violence d’une intensité inouïe » : les gendarmes auraient été confrontés à des groupes organisés, casqués, masqués, armés de barres de fer, de mortiers, de cocktails Molotov ou de bouteilles d’acide « venus pour en découdre, pas pour manifester pacifiquement ». Il affirme que les tirs tendus utilisés par la Gendarmerie mobile visaient à « maintenir la distance, repousser, créer un espace de sécurité » et non pas à blesser. Selon lui, l’usage de ces tirs s’inscrit dans un cadre légal et commandé, « parce qu’il y avait un danger réel, immédiat, et la responsabilité était assumée par la chaîne de commandement ». Il faut rappeler que des bus ont été enflammés par des cocktail molotov lancés par les manifestants alors que des gendarmes se trouvaient à l’intérieur. Une 40e de gendarmes ont été blessés dont plusieurs gravement brulés. Sur les accusations visant certains propos de gendarmes envers les manifestants, il estime que ces paroles doivent être replacées dans leur contexte de tension extrême : « Ce sont des mots dans le feu de l’action, pas de haine », dit-il, soulignant que la riposte a été « mesurée, encadrée et proportionnée ». Il rappelle que, malgré la brutalité des affrontements, « ni morts d’un côté, ni de l’autre » n’ont été déplorés, ce qui témoignerait selon lui de la discipline et du professionnalisme des forces. Enfin, il évoque la dimension psychologique de l’engagement : « Quand vous voyez un mur de flammes, des explosions, des camarades tomber à côté de vous… vous croyez que vous allez mourir. » Il raconte des cas de syndrome de stress post-traumatique parmi les gendarmes mobilisés. Et il conclut que la culture de la Gendarmerie mobile est celle de la « maîtrise de la violence », rappelant que même face à « des gens prêts à tout », les forces de l’ordre sont restées fidèles à leur mission de protection.

Cet entretien, conjugué aux images diffusées par les médias, invite à une réflexion plus nuancée sur les conditions d’intervention des forces de l’ordre dans des contextes de maintien de l’ordre extrême.

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