Ils se voient déjà à l’Élysée : plongée dans la guerre des petits arrivistes qui se voient président

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Emmanuel Macron | www.nlto.fr

Tout le monde semble déjà penser à l’après… sauf que personne ne sait vraiment quand il commence. Ces dernières 24 heures ont vu ressurgir un étrange ballet de prises de parole, de repositionnements et de signaux faibles. Officiellement, il s’agit de gouverner. Officieusement, chacun ajuste déjà son costume pour le prochain acte. Et dans cette pièce un peu confuse, certains rôles commencent à sentir la rediffusion. Les appétits s’aiguisent. Tout le monde se voit avec un destin présidentiel. Les petits arrivistes aiguisent leurs couteaux en voulant nous faire croire qu’ils sont les hommes ou les femmes providentiels.

Emmanuel Macron tente de rester le centre du jeu… alors qu’il en est sorti depuis maintenant longtemps

Le président continue d’occuper l’espace avec cette constance qui a fait sa marque depuis 2017 : maîtrise du tempo, verticalité assumée, et conviction intacte d’être encore au cœur de la dynamique politique. Problème : autour de lui, le paysage a changé plus vite que le script. Les traitres l’ont trahi. Lui s’est discrédité. Le macronisme, conçu comme une machine de conquête, ressemble désormais davantage à une plateforme de départs individuels. Et dans ce contexte, la posture présidentielle, qui consistait à polariser le débat, semble produire un effet inattendu : elle libère autant qu’elle structure. En clair, plus le centre tient, plus les périphéries s’agitent. Les ministres par erreur ont disparu du paysage médiatique. Il ne reste plus grand chose du grand espoir macroniste. De la désolation, des finances publiques au bord du gouffre, des partis politique au bord de la crise de nerf, une insécurité galopante, une multitude de petits arrivistes qui parce qu’ils ont eu un vague poste se voit à l’Elysée et une nation qui ne fait plus nation. Bref, une espèce de champ de ruine où le monde politique s’est discrédité par des ambitions individuelles débordantes, de l’arrogance et une parole vide de sens.

Gabriel Attal et Édouard Philippe avancent… chacun avec son héritage encombrant

Dans cette recomposition feutrée, certains visages reviennent avec insistance. Attal, incarnation éclair d’un renouvellement accéléré, continue d’occuper le terrain médiatique avec une énergie intacte, comme pour prolonger un passage express à Matignon. Avec un charisme d’un adolescent délégué de classe, il s’imagine être l’homme providentiel. Sauf qu’il a été nommé premier ministre sur un malentendu, qu’il n’a strictement rien fait à part afficher des ambitions démesurées et un discours fleuve d’un lycéen voulant jouer les leaders à la prise de fonction de son successeur. Edouard Philippe, lui, joue une partition plus installée, presque présidentielle dans le style mais traîne aussi derrière lui un passif politique lourd. Il aura quand même été à l’origine de la crise des gilets jaunes avec les 80 km/h. Il aura été incapable de trouver une solution, ou si proposer des machins tellement inaudibles que Paris et les ronds-points auront été impraticables pendant près d’un an avant qu’il nous imagine la convention citoyenne aboutissant au ZFE et DPE. Et puis c’est aussi l’homme du confinement. Bloquer tous les Français chez eux parce les autres pays l’ont fait. Et tout ça pour rien car nous vivons maintenant très bien avec le Covid. Heureusement qu’il n’était pas aux affaires en 14 car nous aurions été mal partis. Les deux incarnent finalement la même chose : la période Macron du vide intersidéral de la pensée politique mais déclamé avec assurance et surtout arrogance. Pauvre France…

Entre macronistes, Républicains et nouveaux entrants, la compétition devient franchement risible

Pendant ce temps, la frontière entre majorité et opposition devient de plus en plus poreuse. Bruno Retailleau pousse une ligne de fermeté qui vise autant à exister dans son camp qu’à capter un électorat flottant, preuve que Les Républicains cherchent encore leur point d’équilibre entre survie et renaissance. Sauf que les républicains n’existent plus electoralement parlant. Quelques pour cent. Et puis il y a les copains de droite qui rêvent de lui faire un croche pied pour lui piquer sa place. Pendant ce temps Olivier Faure et sa clique hurle qu’il faut faire payer les riches et travailler moins. Le démagogue parfait: je ne peux pas vous payer pour votre voix mais je le ferai après en vous donnant aides sociales, semaine de 20 heures et 20 semaines de congés payés. Le parti socialiste, après s’être fourvoyé dans le wokisme le plus consternant, le féminisme haineux des hommes, l’écologie qui veut tout réglementer, pense revenir au dessus des 2% avec des promesses en carton. Mais bon, avec les derniers scores d’Hidalgo à la présidentielle on peut quand même imaginer que s’il mettait un Orang Outan comme candidat il ferait mieux. Et puis il y a Matthieu Pigasse, qui dans quotidien annonce qu’il se voit bien président. Il nous fait un discours, la larme à l’oeil, sur les inégalités avec ses comptes en banques plein de centaines de millions et ses juniors dans sa banque d’affaires qui bossent 70 heures par semaine . On hésite entre la consternation ou l’envie de pouffer de rire. On a envie de lui dire: et bien si tu penses ça, donne ton argent à des associations et contente toi de vivre avec 10 000 euros par mois et pas des centaines de milliers d’euros. Allège ton compte en banque de quelques centaines de millions d’euros. Les restaurants du coeur, Emmaus ou je ne sais quelle associations serait ravie. Mais non, il faut quand même se payer ses cocktails au champagne avec ses copains collectivistes (mais pas trop), s’acheter des médias de gauche et s’engueuler avec Libération. Sur les cotés, il y a les modérés, Marine Lepen et jean Luc Mélenchon qui se regardent du coin de l’oeil. L’une rêve de taxer le capital en bloquant les frontières et l’autre s’endort le soir en pensant à la créolisation de la France et à la disparition d’Israel. Franchement, ou allons nous? difficile de le savoir. Quand je m’inquiète de cette situation je me dis que mes grands parents ont vu arriver les Allemands en France, que c’était bien plus grave et que notre beau pays s’en est remis.

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