Crépol : les juges maintiennent la qualification de racisme antiblanc, malgré le parquet

Le 25 septembre 2026, les juges d’instruction ont renvoyé 12 mineurs devant la cour d’assises de la Drôme pour le meurtre de Thomas Perotto à Crépol, en retenant la circonstance aggravante de racisme antiblanc. Une décision qui contredit frontalement le parquet de Valence, lequel avait rejeté cette qualification deux mois plus tôt. L’affaire révèle une faille institutionnelle majeure : qui décide vraiment en justice quand les magistrats divergent ?

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Crépol : les juges maintiennent la qualification de racisme antiblanc, malgré le parquet © www.nlto.fr

Le 25 septembre 2026, les juges d’instruction ont décidé de qualifier le meurtre de Thomas Perotto à Crépol de crime motivé par le racisme envers « la race blanche et la nation française », défiant ainsi la position du parquet de Valence énoncée deux mois plus tôt. Ce dernier avait explicitement écarté cette circonstance dans son réquisitoire définitif du 17 août 2026. Ce cas interroge sur le rôle respectif des juges et du parquet dans le processus judiciaire, soulignant une faille dans le système français.

Les juges d’instruction défient le parquet

L’ordonnance du 25 septembre renvoie 12 mineurs devant la cour d’assises de la Drôme. Onze d’entre eux sont accusés de meurtre et tentatives de meurtre, le douzième de violences volontaires avec arme, avec l’aggravation de propos racistes contre « la race blanche et la nation française ». Selon France Info, les magistrats ont décidé que les accusés seraient jugés pour avoir délibérément tué Thomas Perotto et tenté de tuer trois autres personnes. La qualification de racisme pourrait aboutir à une peine de réclusion criminelle à perpétuité, contrairement aux 30 ans pour un meurtre simple.

Malgré cela, le parquet de Valence avait rejeté cette qualification, trouvant les témoignages sur les propos racistes insuffisants. Les juges ont tout de même décidé de suivre les parties civiles, mettant en lumière un déséquilibre des pouvoirs au sein du système judiciaire.

La défense conteste la qualification de racisme

Les avocats de la défense ont immédiatement dénoncé la qualification raciste, demandant même la récusation des juges d’instruction pour manque d’impartialité. Cette procédure vise à écarter un magistrat suspecté de partialité. Bien que les accusés puissent faire appel de l’ordonnance avant le procès, ils devront se défendre contre une accusation qu’ils jugent sans fondement.

La défense soulève le problème de l’attribution du coup fatal, non identifié parmi les 14 jeunes interpellés.

Un précédent inquiétant pour la justice

L’affaire Crépol remet en question le rôle du parquet lorsque les juges d’instruction passent outre ses réquisitions. Théoriquement, le parquet représente l’accusation publique, mais en pratique, ses décisions peuvent être contournées.

Le procès à venir, prévu devant la cour d’assises des mineurs de la Drôme, sera attentivement observé. Si la circonstance de racisme est écartée, cela montrera que des propos racistes tenus devant témoins n’ont pas de valeur dès lors qu’ils visent des Français blancs et non des personnes issues de l’immigration. Si elle est confirmée, cela établira un précédent pour reconnaître le racisme antiblanc comme circonstance aggravante, même contre l’avis du parquet.

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