Depuis 2024, l’État français a prélevé 36,7 milliards d’euros supplémentaires auprès des citoyens et des entreprises. Le résultat ? Aucun progrès sur le déficit, les services publics ne s’améliorent pas, les hôpitaux et les écoles se dégradent, tandis que les investissements s’échappent vers l’Allemagne ou la Belgique. Parallèlement, la moitié des nouvelles recettes fiscales sert à payer les intérêts de la dette. Un véritable cercle vicieux pour la France.
36,7 milliards prélevés, déficit inchangé à 5,4%
De 2024 à 2026, l’augmentation des prélèvements fiscaux atteint 36,7 milliards d’euros, soit 1,2 point de PIB. Selon l’institut Rexecode, cette somme se divise en 18,8 milliards pour les entreprises et 17,9 milliards pour les ménages. Pourtant, le déficit public reste à 5,4% du PIB en 2026 et devrait encore dépasser 5% en 2027. La dette publique grimpe vers 121,7% du PIB d’ici 2027.
Les Français paient pour les intérêts de la dette
Entre 2023 et 2026, les intérêts de la dette publique augmentent de 1,9 à 2,5 points de PIB, absorbant la moitié des 36,7 milliards prélevés. D’ici 2030, ces intérêts atteindront 4 points de PIB, un niveau jamais vu depuis 1945. Les Français financent ainsi les erreurs budgétaires passées, sans investir dans les services publics comme les hôpitaux ou les écoles.
Les ménages et les entreprises à la peine
Pour chaque foyer, la facture s’alourdit de 600 euros sur trois ans. Pour les entreprises, cela représente 2,8% de leur excédent brut d’exploitation. Et en retour ? Des urgences hospitalières débordées, des écoles mal équipées et des routes dégradées. L’État prélève sans contrepartie, transformant le pacte fiscal en une véritable arnaque.
Les entreprises françaises face à un désavantage fiscal de 63 milliards d’euros
Les prélèvements nets sur les sociétés non financières en France s’élèvent à 20,2% de leur valeur ajoutée, contre 16,1% chez les principaux voisins européens. Cet écart de 4 points se traduit par un handicap de 63 milliards d’euros annuels. Les investisseurs étrangers préfèrent Berlin, Amsterdam ou Dublin.
Perspectives fiscales pour 2027
Le projet de loi de finances 2027 prévoit un taux de prélèvements obligatoires atteignant 44,2% du PIB, avec une dette publique culminant à 121,7% du PIB. Les intérêts absorberont 4 points de PIB en 2030, un record depuis la Libération, tandis que le déficit restera au-dessus de 5%. Le gouvernement de Sébastien Lecornu prévoit 54 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires pour 2027, tout en prétendant défendre la « stabilité fiscale ». Les mots semblent avoir perdu leur sens.








