Et si le futur de la France ressemblait finalement à un immense centre social administré par l’État, multiculturel par obligation morale, écologiste jusqu’à l’absurde et financé par des riches priés de ne surtout pas quitter le territoire ? Avec son programme 2025, Jean Luc Mélenchon propose moins une alternance politique qu’une rééducation nationale complète. Identité, économie, énergie, propriété, police, langue : tout doit disparaître, être déconstruit ou redistribué. Heureusement, Jean-Luc Mélanchon est un magicien qui fait pleuvoir de l’argent sur les Français.
Jean Luc Mélenchon a présenté début 2025 une nouvelle version de “L’Avenir en commun”, le programme officiel de La France insoumise pour préparer l’élection présidentielle de 2027. Derrière les centaines de mesures se cache une obsession simple : l’État doit reprendre le contrôle absolu du pays pendant que les Français apprennent enfin à penser correctement.
Le programme promet davantage de redistribution, davantage de gratuité, davantage de réglementation, davantage d’intervention publique et surtout davantage de morale. Car dans le monde mélenchoniste, tout est politique, tout est systémique et tout ce qui résiste à la grande rééducation collective finit tôt ou tard par devenir suspect.
Créolisation obligatoire et disparition progressive du Français de souche
Le concept préféré de Jean Luc Mélenchon est désormais la “créolisation”, idée empruntée à l’écrivain Édouard Glissant. En résumé, les peuples doivent se mélanger jusqu’à faire disparaître progressivement toute identité stable, toute continuité culturelle et probablement toute capacité à savoir exactement ce qu’est encore la France.
Et si vous n’êtes pas enthousiaste à cette idée, alors le problème vient probablement de vous. Peut être qu’au fond, vous refusez de devenir une créolisation permanente parce qu’une petite part de vous reste attachée à votre culture, à votre histoire ou à votre identité. Quelle pensée profondément problématique !
Dans cette nouvelle France idéale, vouloir transmettre une culture particulière à ses enfants pourrait bientôt relever du séparatisme nostalgique. L’identité stable devient suspecte. La racine devient réactionnaire. Le mélange permanent devient une obligation morale.
Même la langue française semble désormais trop française. Puisqu’elle est parlée par des millions d’Africains au Sénégal, au Cameroun ou au Congo, pourquoi continuer à l’appeler “langue française” ? Ce serait presque une appropriation culturelle. Demain, Molière deviendra sans doute un influenceur créole pré inclusif et Victor Hugo un poète francophone décentré de convergence multiculturelle.
Au fond, le message est clair : vous n’êtes plus vraiment Français. Vous êtes un processus. Une transition démographique. Une créolisation ambulante priée de ne surtout pas revendiquer une identité trop précise.
Le programme développe également une dénonciation constante du “racisme systémique”, notamment dans la police. Le policier devient alors moins un gardien de la paix qu’un suspect sociologique mobile. Chaque contrôle d’identité pourrait bientôt nécessiter un référent décolonial, un médiateur interculturel et un atelier de réparation émotionnelle.
Pendant ce temps, selon les données du ministère de l’intérieur : « En 2025, le nombre de premiers titres de séjour délivrés est de 384 000 soit 39 000 primo-délivrances de plus sur un an (+ 11,2 %). Cette augmentation est totalement portée par la hausse des premiers titres délivrés pour motif humanitaire (+ 65,0 %) et notamment ceux relatifs à la protection subsidiaire et aux réfugiés et apatrides. Les renouvellements sont également en hausse sur un an (+ 7,6 %), en particulier pour le motif familial (+ 12,0%). La présence étrangère en situation régulière sur le territoire français au 31 décembre 2025 avoisine les 4,5 millions et augmente de 3,2 % sur un an. » Chiffres qui confirment que la France continue d’accueillir de l’immigration. Mais il serait évidemment indécent d’y voir un sujet politique sensible plutôt qu’une chance obligatoire pour le vivre ensemble.
Gratuité magique, haine de la propriété privée et pluie d’argent public illimité
Le deuxième miracle mélenchoniste repose sur une découverte économique majeure : si l’État paie, alors c’est gratuit. Repas étudiants à un euro. Cantines subventionnées. Services publics élargis. Blocage des prix. Redistribution massive. Qui finance ? Question secondaire. JLM est un magicien qui fait pleuvoir de l’argent sur les Français.
Le contribuable devient alors une créature abstraite dont le rôle principal consiste à travailler davantage pour financer les promesses électorales d’un État persuadé que l’argent public pousse naturellement dans les couloirs de Bercy.
Dans cette logique, les riches doivent être taxés parce qu’ils “possèdent trop”. Et surtout ils ne doivent pas quitter la France. Car si les contribuables fortement imposés s’en vont, qui financera cette immense garderie sociale à ciel ouvert ?
Le plus savoureux reste évidemment la question du patrimoine personnel de Jean Luc Mélenchon. Plusieurs estimations relayées notamment par Contribuables Associés évoquent un patrimoine immobilier dépassant le million d’euros avec notamment un appartement parisien évalué autour de 1,2 million d’euros.
Quel sens du sacrifice révolutionnaire. Depuis un confortable patrimoine immobilier parisien, Jean Luc Mélenchon continue donc de dénoncer avec passion les dangers de la propriété privée et des riches propriétaires.
Mais au fond, le programme repose surtout sur une conviction profondément paternaliste : les Français sont devenus incapables de gérer seuls leur argent, leur énergie, leur consommation ou leur avenir. Heureusement, l’État va enfin reprendre les choses en main. Vous épargnez trop ? L’État redistribuera mieux. Vous investissez mal ? L’administration planifiera correctement à votre place. Vous consommez de manière irresponsable ? Une commission écologique citoyenne s’en chargera. Le citoyen deviendra mineur économique sous tutelle bienveillante de la République insoumise.
Sortir du nucléaire pour entrer dans l’ère du sous marin solaire inclusif
Autre obsession du programme : sortir progressivement du nucléaire. Peu importe que la France ait déjà perdu une partie de ses compétences industrielles dans ce domaine. Peu importe que le nucléaire reste l’un des piliers de la souveraineté énergétique française et de la production d’électricité décarbonée. Dans la logique mélenchoniste, la centrale nucléaire semble surtout coupable d’exister.
Les ingénieurs capables de construire des réacteurs ont été remplacés progressivement par des experts en fermeture de centrales et en pédagogie climatique. Mais tout ira bien. Dans le futur insoumis, les sous marins nucléaires seront probablement rechargés avec des panneaux solaires participatifs pendant que le soldat de haute intensité avancera dans un treillis biodégradable neutre en carbone. Le soldat insoumis 2.0 ne gagnera peut être pas la guerre mais il compensera admirablement son empreinte écologique.
Et si Jean Luc Mélenchon avait finalement raison ? Après tout, la France adore déjà les taxes, les formulaires administratifs, les grands principes moralisateurs et les utopies publiques financées par l’argent des autres. Le mélenchonisme n’est peut être pas une révolution. C’est peut être simplement la bureaucratie française arrivée à son stade terminal.








