La souffrance animale ne peut plus être tolérée : la France doit légiférer

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La souffrance animale ne peut plus être tolérée : la France doit légiférer © www.nlto.fr

Au XXIe siècle, la France continue d’autoriser une pratique qui choque de plus en plus de citoyens et qui a déjà été interdite dans plusieurs pays européens : l’abattage des animaux sans étourdissement préalable. Derrière les débats politiques ou religieux, la réalité est simple : il s’agit d’une souffrance animale évitable. Et sur ce point, la France accuse un retard qui devient moralement et politiquement inacceptable avec 51% des abattoirs qui ont obtenu une dérogation pour un abattage sans étourdissement.

Une souffrance animale que l’on ne peut plus ignorer

La science vétérinaire le dit depuis des décennies : un animal abattu sans étourdissement subit une souffrance bien plus intense et plus longue qu’un animal étourdi avant la saignée. Lorsqu’un étourdissement est pratiqué, la perte de conscience est quasi immédiate. Sans étourdissement, l’animal peut rester conscient pendant de longues secondes, parfois davantage, ressentant pleinement la douleur et la détresse. Continuer à tolérer cette pratique au XXIe siècle est tout simplement indigne d’un pays qui prétend défendre le bien-être animal. Plusieurs pays européens ont déjà tranché. La Belgique et le Luxembourg ont interdit l’abattage sans étourdissement. Les juridictions européennes ont d’ailleurs reconnu que les États pouvaient parfaitement légiférer dans ce sens. Autrement dit, rien n’empêche juridiquement la France d’agir.

Un scandale démocratique : les consommateurs ne sont même pas informés

Mais il existe un problème encore plus choquant : les consommateurs n’ont même pas le choix. Aujourd’hui, en France, aucune mention obligatoire n’indique si la viande provient d’un animal abattu avec ou sans étourdissement. Concrètement, un citoyen peut acheter et consommer ce type de viande sans le savoir. Cette absence totale de transparence est incompréhensible, choquant et inadmissible. Vous devez mettre de multiple mentions sur les produits mais pas celle-ci qui, pourtant, est importante. Si l’interdiction totale n’est pas décidée, ce qui apparaitrait comme évident, la moindre des choses serait d’imposer un étiquetage clair indiquant : « animal abattu sans étourdissement ». Pas une mention religieuse. Pas une mention ambiguë. Une information factuelle permettant simplement aux consommateurs de décider en conscience s’ils souhaitent acheter ou non ce produit.

Monsieur Sébastien Lecornu, la France doit agir

Monsieur Sébastien Lecornu, Premier ministre de la France, ce débat ne peut plus être repoussé. La France ne peut pas continuer à accepter une pratique qui accroît la souffrance animale alors que plusieurs pays européens ont déjà pris leurs responsabilités. Deux solutions existent : interdire l’abattage sans étourdissement ou, au minimum, imposer un étiquetage clair pour que les consommateurs sachent exactement ce qu’ils achètent. Ce sujet dépasse largement les débats religieux. Dans un pays laïque, aucune pratique religieuse ne doit s’imposer à l’ensemble de la société sans transparence. Plus largement encore, cette question devrait être portée au niveau européen. Dans un continent qui se veut civilisé et attaché au bien-être animal, continuer à tolérer de telles pratiques est une contradiction profonde. La souffrance animale n’est pas tolérable. Et il est temps d’y mettre fin.

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