Ce qui ressemblait encore, il y a quelques jours, à une accusation explosive mais contestée est en train de se transformer en l’un des plus graves scandales de sécurité que l’Union européenne ait connu depuis le début de la guerre en Ukraine. En reconnaissant avoir parlé à Sergueï Lavrov avant ou après des réunions du Conseil de l’UE, Péter Szijjártó n’a pas seulement fragilisé la défense de Budapest. Il a surtout confirmé, au moins en partie, l’existence d’un canal direct entre un ministre d’un État membre et le chef de la diplomatie russe au moment même où l’Union débat de dossiers stratégiques.