Depuis mars 2026, Donald Trump a pris des mesures pour renforcer le contrôle fédéral sur le vote par correspondance arrivant par la poste, qui concerne un tiers des électeurs américains. Un ordre exécutif a été signé dans ce sens, officiellement pour lutter contre la fraude électorale, bien que celle-ci ne soit pas prouvée à grande échelle. En parallèle, la poste américaine (USPS) prépare un nouveau système de traitement des bulletins, qualifié de « catastrophique » par un lanceur d’alerte. Alors que les élections de mi-mandat approchent, un conflit constitutionnel majeur se dessine entre la Maison-Blanche et les états.
Trump reprend le contrôle du vote par correspondance
Le 15 mars 2026, Donald Trump a signé un décret imposant de nouvelles restrictions sur le vote par correspondance, invoquant la nécessité de sécuriser les élections. La décision affecte six États qui organisent déjà toutes leurs élections par correspondance, un mode de vote utilisé par environ 33 % des électeurs. Selon un sondage CBS News de mars 2026, 77 % des démocrates soutiennent le vote par correspondance contre seulement 25 % des républicains, révélant ainsi une fracture politique.
En juin 2026, la juge fédérale Indira Talwani a bloqué des parties essentielles de cet ordre exécutif, arguant que l’administration Trump outrepasse ses prérogatives constitutionnelles. Cependant, en août, la Cour suprême, à majorité conservatrice, a levé ce blocage, permettant à l’USPS de poursuivre la mise en place du nouveau système postal. Vingt-trois états démocrates ont immédiatement intenté des poursuites pour contester la légalité de ces mesures.
Problèmes avec le nouveau système postal
Un lanceur d’alerte a révélé le 1er septembre 2026 que le nouveau système de gestion des bulletins de vote par correspondance de l’USPS n’avait jamais été testé. Des documents indiquent des « problèmes potentiellement catastrophiques », alors que la poste prévoit un déploiement immédiat. Le système impose une politique de « zéro taux d’erreur », rejetant un lot de bulletins si un seul code-barres échoue à être scanné correctement, ce qui pourrait entraîner des retards massifs.
Richard Blumenthal, sénateur démocrate, a déclaré que ce système pourrait priver des millions d’Américains de leurs droits de vote. Un tiers des électeurs votent par correspondance et dépendent d’un système postal fiable. Une exigence de perfection technique risque de provoquer un engorgement considérable à l’approche des élections.
Conséquences pour les électeurs et les états
Environ 50 millions d’Américains utilisent le vote par correspondance. Un dysfonctionnement du nouveau système postal pourrait empêcher des millions de bulletins d’atteindre leur destination ou de respecter la date limite de dépouillement. David Becker, directeur du Center for Election Innovation and Research, souligne que la fiabilité des infrastructures logistiques est essentielle à la démocratie. Des états comme le Colorado et l’Oregon, qui dépendent fortement du vote par correspondance, sont confrontés à un système fédéral imposé sans concertation.
Vingt-trois états démocrates ont lancé des poursuites judiciaires, invoquant le Xe amendement de la Constitution américaine, qui réserve aux états les pouvoirs non explicitement délégués au gouvernement fédéral. Les états exigent des tests complets avant le déploiement du portail, mais le temps presse à l’approche des élections. Cette situation pose une question fondamentale sur le fédéralisme américain : qui décide des règles électorales ? La réponse pourrait influencer l’équilibre des pouvoirs pour les années à venir.











