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« Fake News » Facebook suspend la page du site parodique belge « Nord Presse »





Le site parodique et humoristique belge Nord Presse s’est insurgé contre le « censure » dont il dit avoir été victime avec la suspension de sa page Facebook par le réseau social. Un épisode qui en dit long sur le délicat enjeu de la lutte contre les fausses informations.


Creative Commons - Pixabay
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Une fausse information est une information qui n’est pas vraie. Et puisque lutter contre les « fake news » est par principe d’empêcher qu’elles soient diffusées, on attend de Facebook et des réseaux sociaux qu’ils empêchent d’agir ceux qui en sont à l’origine. Une logique imparable mais dont le site parodique belge Nord Presse a été victime avec la suspension de sa page Facebook. En l’occurrence, les articles publiés étaient évidemment des fausses informations mais le caractère humoristique avait échappé aux modérateurs.

Après avoir alerté ses fans et bénéficié d’une couverture médiatique importante, la page a finalement été rétablie. Pour autant, si la méthode de Facebook est largement contestable, il n’est pas inutile de se pencher de plus près sur les raisons qui font que Facebook a réservé ce traitement à ce site et non à d’autres sites parodiques. Le réseau social qui a d’ailleurs affirmé – sans trop convaincre – que des contenus ont été inaccessibles à cause de problèmes techniques.
Dans sa méthode même, Nord Presse, se moque et parodie mais parfois dans une zone grise qui sème la confusion. « Une bonne partie du contenu de Nordpresse.be relève par ailleurs plus de gros titres de tabloïds que de l’humour. « Très souvent, Nordpresse.be n’est pas dans la satire, mais dans la “fake news trash” », constatait, en octobre 2017, Sébastien Liebus, l’un des auteurs du Gorafi. Parfois comparées, les démarches des deux sites sont en réalité fondamentalement différentes à son sens » rapporte Le Monde .

«D’autant que Nordpresse.be utilise parfois d’autres ficelles qui brouillent encore plus la ligne entre satire assumée et tromperie. Il utilise régulièrement des adresses qui ressemblent à celles de vrais sites d’informations comme LeCanardEnchaine.net ou FranceInfoTele.com, pour partager ses canulars. En faisant cela, les internautes qui ne cliquent pas sur la publication peuvent croire qu’ils sont face à l’information d’un site « sérieux » » poursuit le quotidien français.