Le constat a été formulé début février 2026 devant le Conseil de sécurité. Le Bureau des Nations-Unies pour la lutte contre le terrorisme a averti que Daech avait intensifié son activité depuis l’été 2025, malgré l’effondrement de son ancien bastion territorial. Pour l’Organisation des Nations Unies, cette évolution confirme que le groupe djihadiste demeure un facteur majeur d’instabilité internationale.
Daech et la menace globale : l’analyse préoccupante de l’ONU
Depuis plusieurs mois, la menace associée à Daech évolue de manière significative. Selon l’ONU, le groupe a su tirer les leçons de ses revers militaires pour transformer sa stratégie. Présenté au Conseil de sécurité, le rapport onusien souligne que la menace de Daech « s’est accrue de façon constante depuis l’été 2025 », selon une déclaration rapportée par ONU Info.
Cette intensification ne repose pas sur une reconquête territoriale classique. Au contraire, Daech privilégie désormais une logique de dispersion. Selon le Bureau des Nations-Unies pour la lutte contre le terrorisme, cette organisation en réseau repose sur des cellules locales, souvent autonomes, capables de frapper rapidement avant de se fondre dans leur environnement. Cette méthode rend la détection plus complexe et augmente la charge pesant sur les services de renseignement.
Par ailleurs, l’ONU met en avant la résilience idéologique du groupe. Malgré la perte de visibilité de son commandement central, Daech conserve une capacité de mobilisation à distance. Selon les Nations-Unies, cette persistance idéologique alimente une menace durable, en particulier par le biais de la radicalisation en ligne et de l’inspiration d’actions isolées.
Enfin, les experts onusiens estiment que cette montée en puissance depuis l’été 2025 n’est pas ponctuelle. Elle s’inscrit, selon eux, dans une stratégie de long terme visant à user les capacités de réponse des États, tout en exploitant les failles sécuritaires existantes.
Une menace régionale renforcée sur plusieurs théâtres
Sur le terrain, la menace de Daech se manifeste de manière différenciée selon les régions. L’Afrique est aujourd’hui au centre des préoccupations de l’ONU. Le Sahel et l’Afrique de l’Ouest concentrent une part croissante des violences attribuées à des groupes affiliés à Daech, selon une analyse relayée par Sud Ouest. L’instabilité politique et la faiblesse des forces locales favorisent cette implantation.
Au Moyen-Orient, Daech conserve également une capacité d’action. En Irak et en Syrie, des cellules clandestines poursuivent des opérations ciblées contre les forces de sécurité et les autorités locales. Selon le Bureau des Nations-Unies pour la lutte contre le terrorisme, ces actions visent moins à conquérir qu’à maintenir une pression constante et à démontrer la survie opérationnelle du groupe.
L’Afghanistan représente un autre foyer de préoccupation majeur. La branche locale de Daech y a multiplié les attaques de grande ampleur. Selon l’ONU, cette filiale demeure capable de mener des attentats complexes, confirmant l’existence d’une menace régionale susceptible d’avoir un impact international, comme l’ont rappelé les débats récents au Conseil de sécurité.
Enfin, l’ONU observe une sophistication croissante des moyens employés. Daech exploite des technologies de communication sécurisées et des circuits financiers illicites adaptés à la clandestinité. Selon les Nations-Unies, cette modernisation contribue à la longévité de la menace, malgré les efforts soutenus pour l’endiguer.
L’avertissement de l’ONU face à la persistance de la menace Daech
Face à cette situation, l’ONU appelle à une mobilisation internationale continue. Selon Alexandre Zouev, secrétaire général adjoint par intérim du Bureau des Nations-Unies pour la lutte contre le terrorisme, « la menace posée par Daech reste élevée et évolutive », déclaration rapportée par ONU Genève. Cette évolution impose, selon lui, une adaptation permanente des dispositifs de lutte antiterroriste.
Les Nations-Unies soulignent également que la réponse doit dépasser le seul cadre militaire. La coopération judiciaire, le partage du renseignement et la prévention de la radicalisation sont jugés essentiels pour réduire durablement la menace. Selon l’ONU, ces leviers permettent de limiter la capacité de Daech à exploiter les fragilités sociales et politiques.
Dans le même temps, l’ONU met en garde contre un relâchement de l’attention internationale. Selon un communiqué du Conseil de sécurité, Daech profite systématiquement des périodes de transition ou de désengagement pour se réorganiser. Cette opportunité tactique renforce la persistance de la menace, malgré les succès enregistrés par le passé.
Enfin, l’avertissement lancé par l’Organisation des Nations Unies vise à rappeler que Daech demeure un acteur dangereux, même affaibli. Pour l’ONU, seule une action coordonnée, durable et globale permettra de contenir une menace qui, depuis l’été 2025, a démontré sa capacité à se réinventer.








