Les automobilistes constatent une hausse continue des prix du carburant lors de chaque passage à la pompe, ce qui pèse lourdement sur le budget des ménages. Le 9 septembre 2026, le gazole atteignait en moyenne 2,29 euros le litre, selon l’Agence Radio France. L’essence SP95-E10 était à 2,12 euros, et le SP98 à 2,21 euros, approchant les niveaux records de juin 2022, période marquée par la guerre en Ukraine.
Malgré cette flambée des prix, le gouvernement refuse d’intervenir par des mesures comme un plan d’aide, un plafonnement des prix ou une réduction des taxes. La réunion de mercredi avec les distributeurs à Bercy n’a abouti à aucune décision. Des sources gouvernementales invoquent à France Info « la situation des finances publiques » comme raison de l’inaction. Les Français doivent donc faire face seuls à ces coûts croissants dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient.
Tensions au Moyen-Orient et impact sur les prix
La hausse des prix trouve son origine loin de l’Hexagone, dans le détroit d’Ormuz où l’Iran a revendiqué des attaques contre plusieurs navires le 8 septembre, perturbant un passage stratégique pour le pétrole. Ces actions, présentées comme des représailles aux attaques américaines, ont suscité une réaction immédiate des marchés. Le baril de Brent a ainsi franchi le seuil des 100 dollars, un niveau jamais vu depuis juillet précédent.
Avant le début du conflit au Moyen-Orient en février 2026, environ 20 % du pétrole mondial transitait par le détroit d’Ormuz. Le blocus quasi total instauré par l’Iran et la réponse militaire américaine ont entraîné une paralysie du trafic maritime. Cette situation a provoqué une escalade des prix sur le marché mondial du pétrole, aggravée par des frappes sur des installations pétrolières en Arabie saoudite, au Koweït et en Russie.
Le gouvernement ferme la porte à toute aide supplémentaire
Malgré l’urgence, le gouvernement persiste à ne pas instaurer de nouvelles mesures pour alléger le fardeau des ménages, arguant de l’état préoccupant des finances publiques. Le chèque carburant de 100 euros pour les « grands rouleurs » reste la seule aide, mais même celui-ci est peu sollicité.
Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, souligne la tension persistante tant que le trafic maritime au Moyen-Orient ne revient pas à la normale. Il critique aussi les marges croissantes du secteur du raffinage, que la DGEC a partiellement confirmées. TotalEnergies a instauré un plafonnement des prix dans ses stations, une initiative perçue comme déloyale par les distributeurs indépendants.
Les ménages français face à des choix difficiles
Dans ce contexte incertain, les Français doivent s’adapter en limitant leurs déplacements et en cherchant des alternatives de transport. Cependant, pour ceux vivant dans des zones où les transports en commun sont peu développés, ces ajustements sont difficiles. Le coût du carburant, devenu une charge considérable, reste une nécessité pour de nombreux foyers.









