Note de la dette : la France échappe à une dégradation
Moody’s maintient sa perspective négative en soulignant que « le budget 2026 n’apporte pas de clarté sur les mesures qui seront prises pour réduire le déficit au-delà de cette année ».
Moody’s maintient sa perspective négative en soulignant que « le budget 2026 n’apporte pas de clarté sur les mesures qui seront prises pour réduire le déficit au-delà de cette année ».
Le surendettement progresse en France en 2025 et change de visage : les jeunes pèsent davantage dans les dépôts de dossiers, tandis que les dettes de consommation prennent une place croissante. Les données de la Banque de France dessinent un phénomène moins spectaculaire que par le passé, mais plus diffus, plus durable et plus ancré dans la précarité.
La dette américaine est devenue une ligne rouge stratégique. Quand des investisseurs européens commencent à vendre des bons du Trésor, Washington ne voit pas un simple arbitrage financier. Les États-Unis y lisent une remise en cause de leur pouvoir économique, monétaire et politique. Et ils s’en inquiètent ouvertement.
Terra Nova propose un plan de redressement des comptes publics fondé sur une hausse de la TVA et sur des ajustements ciblés de la dépense, notamment de retraites. L’objectif est strictement économique : reprendre entre 100 et 120 milliards d’euros par an pour stabiliser la dette, en combinant augmentation d’impôt sur la consommation et réformes budgétaires.
Face à une dette qui atteint des niveaux inédits, une étude récente de l’Institut Montaigne propose de quantifier l’effort nécessaire pour stabiliser les finances publiques de la France. Son diagnostic, fondé sur une approche de « budget base zéro », impose de repenser les choix budgétaires pour financer à la fois la défense, les engagements européens et les dépenses d’avenir.
La décision de Moody’s intervient après deux dégradations successives par les autres grandes agences.
Depuis 2017, la France a perdu plusieurs crans sur l’échelle de confiance des agences de notation. La récente dégradation décidée par S&P Global Ratings, qui ramène la note souveraine de AA- à A+, marque un tournant : la dette française quitte définitivement la catégorie « double A ». Ce recul s’inscrit dans une lente érosion, amorcée dès le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, face à des finances publiques fragilisées et à la hausse du coût des intérêts.
L’Europe continue à produire de la dette. En 2026, les États devraient lever quelques 1.500 milliards sur les marchés.