Trop d’impôts, trop de mépris : les patrons craquent

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Chatgpt Image 14 Oct. 2025 à 08 50 10
Trop d’impôts, trop de mépris : les patrons craquent © www.nlto.fr

Ils se taisent d’ordinaire. Ils bossent, investissent, embauchent. Cette fois, ils parlent. Dans L’Express et dans Valeurs Actuelles, plus d’un millier de chefs d’entreprise ont signé deux tribunes coup de tonnerre. Leur message est net : la France décourage ceux qui la font vivre. Et à ce rythme, plus personne ne voudra encore la porter.

“Trop, c’est trop”

Le ton est inhabituel. Sobre, mais tranchant.
“Folie fiscale”, “défouloir idéologique”, “dérive budgétaire” : les mots claquent. Des patrons de PME, d’ETI, de start-up ou d’usines régionales, unis dans un même cri. Ils en ont assez de voir la politique budgétaire devenir un concours d’agressivité contre la réussite. Ils rappellent une évidence simple : sans création de valeur, il n’y a plus de services publics. Sans entreprises, pas d’impôts. Et sans prise de risque, pas d’avenir. Ce qu’ils dénoncent, ce n’est pas une taxe de plus : c’est un climat où produire est devenu suspect. En France, la réussite ne se célèbre plus, elle s’excuse.

Le poison du discours

Depuis des mois, le débat budgétaire tourne à la caricature : les “riches” contre les “autres”, les “patrons” contre “le peuple”. Mais à force de désigner des coupables, on oublie que ce sont ces mêmes patrons qui paient les salaires, l’investissement et la redistribution. Et le poison se diffuse. Dans les écoles, les jeunes diplômés le sentent. Beaucoup rêvent d’entreprendre, de créer, de construire. Mais comment le faire dans un pays qui méprise ceux qui réussissent ? Le discours politique crée du sens et en ce moment, il en crée un mauvais. L’idée que “gagner de l’argent, c’est mal” est en train de tuer l’envie. Résultat : les meilleurs s’en vont. Non par idéologie, mais par lassitude. 

Une alerte économique et morale

Ces deux tribunes ne sont pas une posture. Elles sont un signal : le moteur de la France est en train de se gripper. Quand ceux qui créent la richesse commencent à douter, tout vacille derrière eux l’emploi, la croissance, le modèle social. Les entrepreneurs ne demandent pas d’être aimés. Ils demandent d’être compris. De pouvoir travailler sans être traités comme des adversaires. Et surtout, que la politique cesse de leur tirer dessus pour se donner bonne conscience. On peut débattre du niveau des impôts, pas de la légitimité de ceux qui les paient. Parce que le jour où ils ne seront plus là, il ne restera plus grand-chose à redistribuer.

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