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​Données personnelles : piratage du ministère des Affaires étrangères





Les noms, prénoms, numéros de téléphone et courriels d’un nombre non communiqué de personnes ont été piratés sur le site du ministère français des affaires étrangères. Un incident fâcheux autour duquel le Quai d’Orsay a rapidement communiqué.


Creative Commons - Pixabay
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Si vous n’avez pas reçu de courriel, c’est que vous n’êtes pas concernés. Jeudi 13 décembre, un nombre non communiqué de personnes ont ainsi reçu ce message signé par le ministère des Affaires étrangères français : « Madame, Monsieur, à la suite d’un piratage informatique, certaines de vos données personnelles confiées au ministère de l’Europe et des affaires étrangères ont été dérobées. » Une mauvaise nouvelle pour les personnes concernées et l’administration. Les identités, numéros de téléphone portable et adresses mails ont été piratés.
 
Les hackeurs ont attaqué avec succès le service Ariane qui est utilisé par les Français qui veulent signaler facilement qu’ils se déplacent à l’étranger. « Ce sont les informations « enregistrées lors de l’inscription sur la plateforme » qui ont été dérobées, précise le ministères dans un communiqué. Dans certains cas, les données concernent des personnes qui ne se sont pas inscrites : ce sont leurs proches qui ont indiqué au site leurs coordonnées en les désignant comme « personne à prévenir » en cas de problème lors d’un voyage » rapporte Le Monde .
 
S’il est regrettable que le ministère n’en dise pas plus sur le nombre de personnes concernées par ce piratage d’informations personnelle, la réaction a été assez rapide en prévenant les principaux concernés. « Il n’a pas pour le moment répondu aux questions du Monde, mais indique avoir saisi la justice et informé la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). « Nous avons pris immédiatement les mesures qui s’imposaient pour éviter que des événements de ce type ne se reproduisent », souligne-t-il. Le ministère invite les victimes de ce piratage à se montrer vigilantes face au risque d’escroqueries, et notamment « à l’égard des messages de source douteuse, cherchant à usurper l’identité du ministère de l’Europe et des affaires étrangères » » explique le quotidien français.