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​Les fêtes de Bayonne vont devenir payantes





La Mairie a décidé de ne plus faire payer ses habitants le million et demi d’euros dépensé en sécurité pendant la feria de Bayonne. Désormais, les fêtards devront débourser environ 7 euros pour y participer. Les habitants de la ville, eux, n’auront évidemment pas à payer.


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Un événement touristique c’est de la vie et de l’activité commerciale, mais aussi beaucoup de dépenses. Avec les exigences de sécurité accrues et la peur d’attentats ou d’attaques, la Feria de Bayonne n’est pas épargnée par la pression financière que cela représente. Ainsi, lors d’une allocution à la presse, la mairie de Bayonne a annoncé que les fêtards participeront aux frais en payant pour participer aux festivités. Entre 7 et 8 euros par personne pour compenser le million et demi d’euros que coute la sécurisation de l’événement. Contre cette somme, les non Bayonnais seront équipés d’un bracelet qu’ils devront garder tout le weekend, du vendredi matin au dimanche soir. « Cette année il faudra ajouter jusqu à 500.000€ à notre budget. La sécurité pourra aller jusqu'à la fouille des sacs. (…) il est hors de question de ne pas assurer la sécurité. En même temps, ça n'est pas aux seuls Bayonnais à payer: jusqu'à présent, 40.000 Bayonnais payaient 1,4 millions d'euros pour que 1,5 millions de personnes fassent la fête » explique le maire de la ville, Jean-René Etchegaray, cité par France Bleu.
400 personnes de plus qu’auparavant vont être embauchées pendant cinq jours pour assurer la sécurité. Une société privée viendra à la rescousse des forces de l’ordre très mobilisées pendant la feria. Du côté des commerçants et associations qui attendent chaque année ce sommet touristique pour la ville, les réactions sont plutôt positives, rapporte France Bleu. Avec le prix annoncé très abordable, les fêtes devraient rester populaires. Les fameuses « peñas » sont un peu moins enthousiastes et craignent que l’entrée payante change l’esprit. Lorsque le sujet avait été abordé, le groupement des associations bayonnaises (GAB) s’étaient prononcées contre ce principe. Owen lagadec, le président du GAB, cité par France Bleu, n’est pas emballé « Espérons que ça ne change pas l'état d'esprit des fêtes ». Réponse fin juillet.