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Ados : ce que les portables représentent dans leur vie





Le Parisien-Aujourd’hui en France publie une enquête sur le rapport que les ados ont avec leurs téléphones. Réalisée par une marque chinoise de téléphones, l’étude montre que c’est un outil prépondérant dans leur vie affective et amicale.


Creative Commons - Pixabay
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Difficile de ne pas avoir remarqué. A la maison, dans le métro ou dans la rue, il n’y a pas besoin d’aller bien loin pour observer que les portables prennent beaucoup de place dans la vie des adolescents. Entre ceux qui ne l’éteignent jamais, qui sont incapables de ne pas répondre ou de laisser vibrer leurs appareils sans les regarder, ils sont partout dans les relations que l’on a avec les jeunes. Une étude publiée par Le Parisien-Aujourd’hui en France  illustre la situation avec des chiffres. « Selon les résultats d’une enquête de l’institut BVA* pour le fabricant de téléphones Wiko, que Le Parisien – Aujourd’hui en France publie en avant-première, la quasi-totalité des 12-17 ans (89 % d’entre eux) considèrent leur smartphone comme un outil indispensable pour entretenir des relations… avec leurs amis. Traduction : c’est un peu sous la contrainte qu’ils ou elles daignent communiquer avec leurs « darons », pour les prévenir d’un retard, leur demander un service, ou de l’argent de poche pour leur prochaine sortie ! » remarque le journal.
 
Alors que les ados parviennent à convaincre leurs parents qu’il leur faut un portable pour qu’ils soient joignables, on le voit, c’est surtout pour leur vie sociale qu’ils en veulent un. Aujourd’hui la moyenne pour un premier téléphone est de 11 ans contre 13 ans il y a seulement quelques années. « Ils consomment des vidéos (via Youtube), de la musique (via les plateformes de streaming comme Deezer ou Spotify), jouent beaucoup aux jeux vidéo (Fortnite ou Fifa), mais usent et abusent aussi et surtout des réseaux sociaux. 78 % des adolescents ont au moins un compte sur l’un d’entre eux, Snapchat en tête (62 %), devant Facebook (53 %) et Instagram (50 %), des outils devenus incontournables pour toute vie sociale adolescente qui se respecte. À tel point indispensable que 20 % des collégiens reconnaissent utiliser leur appareil à l’école malgré la récente interdiction, et 28 % (et même 35 % des 16-17 ans) avouent répondre de façon systématique à leurs messages… de jour comme de nuit. Ce phénomène porte même un nom, Fomo, de l’anglais « fear of missing out », traduisant la peur de rater le moindre message » continue le quotidien.
 
Une drôle de vie qui transforme considérablement les relations amicales. « Le smartphone est davantage un outil pour entretenir sa vie sentimentale… mais aussi entamer une vie sexuelle. Le « sexto » ou le message à caractère sexuel, mais aussi des photos plus ou moins dénudées, s’échangent à l’occasion pour près d’un cinquième des 15/17 ans. Pour le meilleur et, parfois, pour le pire » conclue Le Parisien sans que l’on ne comprenne ce qu’il entend par « meilleur ».