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Alcoolisme : attention aux effets irreversibles sur le cerveau





Alcool : attention danger ! Car c’est désormais prouvé : une trop grosse consommation d’alcool pourrait endommager plus ou moins le volume de certaines régions du cerveau. Une dégradation qui semble réversible en cas d’arrêt de la consommation, même s’il ne faut toutefois pas compter sur une récupération complète.


Source : Pixabay, image libre de droits
Source : Pixabay, image libre de droits
Durant les cinquante dernières années, les français ont fortement diminué leur consommation d’alcool, et plus précisément leur consommation de vin. Cependant, près de 10% des français aurait une difficulté avec l’alcool.

Selon un article paru dans le journal Sud Ouest, « la consommation excessive d’alcool n’est pas sans dommage sur le cerveau. De nombreuses études ont révélé que le volume de structures cérébrales impliquées dans la cognition et l’apprentissage se réduit de façon conséquente chez les personnes dépendantes à l’alcool. »

L’article ajoute que cette diminution est « partiellement réversible après un arrêt prolongé de la consommation, mais toutes les régions du cerveau ne récupèrent pas de la même façon. »

Même chez des consommateurs modérés mais néanmoins réguliers, « une réduction globale du volume cérébral a été constatée. Elle n’est toutefois pas définitive : à l’arrêt de l’alcool, on constate une récupération partielle du volume du cerveau, qui s’accompagne d’une amélioration des capacités cognitives. » Cette récupération dépend de l’âge du sujet, de son genre, de la génétique, des antécédents familiaux, du tabagisme et de bien d’autres facteurs à prendre en compte.
 

Des inégalités entre les buveurs

Selon l'article de Sud Ouest, des chercheurs « ont analysé par IRM les cerveaux de 85 personnes alcoolodépendantes une semaine, un mois et sept mois après qu’elles aient arrêté de consommer de l’alcool, et les ont comparés aux images cérébrales d’individus témoins consommant très peu ou pas d’alcool, donc sans dépendance. »
 
Dans l’étude, « les IRM ont révélé que toutes les régions étudiées  étaient altérées au moment où les participants entamaient leur période d’abstinence. Après l’arrêt de l’alcool, néanmoins, le volume des structures cérébrales affectées augmentait à nouveau au fil du temps, et ce dès que les personnes cessaient leur consommation. Les effets de l’arrêt de consommation étaient en effet détectables dès la première semaine ou le premier mois d’arrêt. Ces récupérations suivaient toutefois des trajectoires très différentes selon les individus, certains récupérant moins bien que d’autres. En outre, une structure ne récupérait jamais : l’hippocampe. Or celle-ci joue un rôle important la mémorisation, en particulier dans la formation de nouveaux souvenirs. »