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Autoroutes, hausse des prix pour financer les travaux





800 millions d’euros vont être investis pour améliorer le réseau autoroutier. Un plan d’investissement qui va être accompagné de hausses des prix des péages pendant au moins trois années consécutives. Une annonce qui a été vertement été critiquée par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).


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Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les sociétés de gestion des autoroutes mais une bonne nouvelle pour les utilisateurs. Les compagnies viennent de prendre note de l’avis rendu par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) sur leur plan d’investissement et la hausse des prix pour le financer.  

« Le régulateur rendait son avis sur sept projets d'avenants aux contrats de concession entre l'État et les sociétés APRR, Area, ASF, Escota, Cofiroute, Sanef et SAPN, intégrant le nouveau plan d'investissement autoroutier annoncé en janvier. Ce plan, qui concerne principalement la création ou l'aménagement d'échangeurs et de diffuseurs autoroutiers ainsi que des travaux d'amélioration environnementale, comporte 57 opérations pour un coût global de 803,5 millions d'euros » résume le site Boursorama.

L’autorité a contesté vivement la proposition des gestionnaires qui comptent financer le gros des travaux par des hausses des prix des péages pendant trois années consécutives. Entre 2019 et 2021, les compagnies veulent en effet augmenter les prix chaque année entre 0,1% et 0,4%. « En l'état des informations qui lui ont été fournies, l'Arafer estime qu'il n'apparaît pas justifié de faire supporter par l'usager de l'autoroute le financement de 23 opérations (...) soit parce que les projets correspondent à des obligations déjà prévues dans les contrats, soit parce qu'il n'est pas établi qu'ils sont strictement nécessaires ou utiles à l'exploitation de l'autoroute, indépendamment d'autres motifs d'utilité » a répondu l’organisme.

Une réponse qui a le mérite d’être clair et qui renvoie les compagnies à leurs calculettes. Elles vont ainsi devoir rassembler des éléments plus précis pour convaincre les autorités compétentes de l’utilité des travaux qui vont au-delà de l’enveloppe confiée par l’Etat.  « Le dernier paquet est venu s'ajouter au plan de relance de 3,3 milliards d'euros, axé sur l'amélioration de la sécurité via l'élargissement de tronçons et financé cette fois par un allongement de la durée des concessions. Il avait été signé après la crise du régime des autoroutes de 2014-2015, qui avait abouti notamment à une extension des prérogatives de l'Arafer » précise de son côté l’agence de presse Reuters.