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Calvitie : quels espoirs de traitement ?





Outil de séduction, symbole de vitalité, la chevelure est une composante presque universelle de l’estime de soi. Pourtant, l’alopécie, plus communément désignée sous le nom de calvitie, touche un nombre croissant d’hommes. Face à ce problème dont les causes sont majoritairement génétiques, l’homme demeure remarquablement désemparé. La science et la médecine progressent toutefois et fournissent des solutions toujours plus satisfaisantes contre la perte de cheveux.


Crédit photo : Tharish
Crédit photo : Tharish
Chacun d’entre nous perd naturellement une centaine de cheveux par jour. Il s’agit d’un phénomène parfaitement naturel qui concerne les hommes et les femmes indifféremment. En principe, la repousse naturelle du cheveu permet de renouveller la chevelure. Problème : passé un certain âge, le rythme de la repousse ralentit significativement chez beaucoup d’hommes qui, parfois à leur grand désespoir, voient leur crâne se dégarnir.
 
Lorsque le phénomène se déclare, il ne reste que deux options : assumer fièrement son nouveau look, ou chercher un moyen de remédier à cette calvitie. Des rôles mémorables ne suffisant pas à faire de Jude Law et Jason Statham des modèles esthétiques universels, bons nombre d’hommes touchés une baisse de densité capillaire partent donc en quête d’une solution pour remédier à ce qu’ils considèrent comme un problème.
 
Dans le cadre d’un traitement contre la calvitie, la chirurgie est une solution qui a tendance à se populariser. Le traitement chirurgical s’appuie systématique sur une propriété particulière du cuir chevelu situé au niveau de la nuque. Dans cette zone en effet, les cheveux ne tombent pas, car ils ne subissent pas l’action de l’alpha réductase, enzyme qui détermine la longueur et la chute des cheveux chez l’individu. Le traitement procède alors d’une greffe qui peut être de deux types.
 
La plus récente est baptisée follicular unit extraction (FUE). Elle consiste à extraire un par un des follicules capillaires, les racines des cheveux, situés au niveau de la nuque pour enfin les replanter sur les parties supérieures du crâne. Très onéreuse, cette technique est encore très peu pratiquée et n’est le fait que d’une poignée de spécialistes en Europe. La seconde technique chirurgicale, appelée follicular unit transplantation (FUT) procède globalement de la même façon. Au lieu de prélever les cheveux de la nuque un par un, on prélève cette fois-ci une bande de cuir chevelu que l'on découpe pour enfin la repositionner sur les endroits du crâne affecté par la calvitie. Plus répandue, cette technique résout les problèmes de la plupart des patients, mais présente toutefois l’inconvénient de laisser une cicatrice visible après l’opération.
 
Plus anecdotique, mais non moins prometteuse, la stemoxydine est un traitement médicamenteux qui permet d’améliorer sensiblement le rythme de repousse des cheveux. Encore peu connue, cette molécule fait l’objet de tests en laboratoire. Vichy et L’Oréal qui s’y intéressent de près ont par exemple prouvé que son action sur les follicules capillaires était effectivement bénéfique dans le cadre d’une cure prolongée contre l’alopécie. Bien que son efficacité demeure nulle en cas de calvitie très prononcée, la stemoxydine autorise toutefois certains espoirs de traitements anticalvities plus doux que les méthodes chirurgicales. Contre la chute des cheveux, quelques recours existent donc. Mais il faudra attendre encore quelques dizaines d’années pour que la calvitie cesse véritablement de tourmenter bien des hommes.