Canicule : tenue correcte exigée






16 Juin 2015

En entreprise, quand il fait chaud et que l'on est un homme, s'habiller peut virer au casse-tête.


Sans parler des cas extrêmes, ceux qui souffrent de thermophobie, pour aller travailler quand il fait chaud, les hommes sont moins bien lotis que les femmes. Les femmes elles, ont le droit de porter des nu-pieds, des robes à bretelles, des jupes, les jambes découvertes ect. L’homme urbain lui, s’il travaille dans une entreprise corporate reste cantonné au costume-cravate. Mais quand les températures montent et qu’il faut prendre le métro, cela peut rapidement s’apparenter à un enfer.

C’est ce phénomène qu’a étudié le journaliste au Figaro, Quentin Périnel dans la chronique hebdomadaire qu’il tient sur la survie au bureau, (Sur)vie de bureau. Il s’est penché sur un marronnier qui revient chaque année aux beaux jours, mais pas un des plus drôles : « Le triathlon du costume-métro-La Défense un jour de canicule. » Ce qui déjà, ne fait pas rêver.
 
Parce qu’évidemment, chez les cadres, les financiers, les consultants et tous les autres, on ne parle pas des heureux startupeurs, le costume est souvent obligatoire. Pas du tout aléatoire. Et qui dit costume, dit chaussettes car vas-donc porter des tongs avec ! Quand il fait 35 degrés, l’enfer n’est plus du tout pavé de bonnes intentions. L’enfer commence bien souvent dans le métro. Si le bureau est climatisé, l’animal social peut alors respirer. Il est sauvé.
 
En revanche, si de clim, il n’y a pas, le parcours du combattant va continuer. S’aggraver même, entre midi et seize heures, pour culminer au retour, dans les transports en commun à l’heure de pointe. Le dress code a la dent dure. Si on peut tomber la veste, la chemise à manches courtes est mal vue, les nu-pieds impensables et le pantalon léger en lin ou en coton, passe mal les qualifs. Mais il y a des parades, le bleu marine par exemple pourrait bien sauver la mise. Privilégier matière et poids dans le choix de ses habits peut aussi se révéler salvateur. Dans tous les cas, dans l’entreprise et en terme de vêtement, quand il fait chaud, la parité est une bien drôle d’idée. Allez, on retrousse ses manches. Longues.