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Cauchemars : des chercheurs identifient par zone du cerveau responsable




18 Avril 2019

Une étude publiée par The Journal of Neuroscience constate que l’activité de l’hémisphère droit du cerveau favoriserait le sentiment de colère, que ce soit au réveil ou pendant le sommeil. Pendant le sommeil, cela se matérialiserait par des cauchemars.


Source : Pixabay, image libre de droits
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Que se passe-t-il dans notre cerveau pour que nous fassions parfois des cauchemars, d’autres fois non ? « Une équipe de scientifiques a identifié un marqueur cérébral qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes ressentent des émotions négatives lorsqu'elles rêvent. Publiée dans le Journal of Neuroscience , l'étude a été réalisée dans un laboratoire du sommeil à partir d'enregistrements électroencéphalographiques sur 17 adultes en bonne santé pendant deux nuits séparées » nous apprend Le Midi Libre. « Après cinq minutes de sommeil paradoxal - phase du sommeil la plus propice pour rêver - les participants ont été réveillés et invités à décrire leurs émotions. "Nous avons constaté que les personnes qui présentaient une plus grande activité cérébrale dans le cortex frontal droit que dans le cortex gauche pendant l'éveil et le sommeil paradoxal éprouvaient plus de colère lorsqu'ils rêvaient » continue l’article.
 
Si le principe de l’asymétrie aplha frontale n’est pas une découverte, mais a surtout été observée comme ayant un rapport avec la maitrise des émotions lorsque nous sommes réveillés. « Les résultats de nos recherches montrent que cette activité cérébrale asymétrique est également liée à la colère ressentie dans les rêves. L'asymétrie alpha frontale peut donc refléter notre capacité à réguler la colère non seulement à l'éveil mais également lorsque l'on rêve » explique la principale auteur de l’étude, la doctorante Pilleriin Sikka.
 
Cependant, il serait encore bien hâtif d’en sortir des conclusions définitives. Dans le rapport de cette étude, les chercheurs scandinaves et britanniques, précisent bien que seulement dix-sept personnes ont été étudiées dans le cadre de cette recherche. Un chiffre bien trop limité pour faire admettre une découverte. « Bien qu'ils aient été menés sur un petit échantillon, ces travaux pourraient constituer un point de départ pour aider à mieux comprendre comment les gens contrôlent leurs émotions lorsqu'ils font des cauchemars » commente Le Midi Libre.