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Connaissez-vous la précrastination ?





Remettre les choses à plus tard ou procrastiner, on connaissait déjà. Une nouvelle étude suggère que la précrastination, ou le fait d'assurer une tâche aussi rapidement que possible, pourrait être un phénomène aussi important.


Connaissez-vous la précrastination ?
Une étude publiée récemment dans la revue Psychological Science définit la précrastination comme étant la tendance à faire un tâche, ou au moins à la commencer, le plus rapidement possible, même si cela nous coûte plus d'efforts et de temps au bout du compte.

Notre cerveau veut alléger son stress

A partir d'un échantillon de 257 étudiants américains de premier cycle, des chercheurs de l'université d'Etat de Pennsylvanie ont démontré qu'ils avaient globalement une tendance à la précrastination. Le psychologue David Rosenbaum explique ce phénomène par le fait que, "nous nous sentons stressés par tout ce que nous avons à faire et que nous conservons dans notre cerveau, dans une "liste mentale" ", et cela nous amène à nous presser de nous débarrasser de ce que nous avons à faire, même si cela demande un effort physique supplémentaire par exemple. Finalement, c'est un peu comme si notre cerveau ne souhaitait pas fondamentalement en faire plus que ce qu'il a à faire.

Une capacité limitée à mémoriser

A partir de cette première étude, les chercheurs de Penn State souhaitent poursuivre sur la relation entre procrastination et précrastination. Ils veulent aussi savoir à partir de quand l'effort physique supplémentaire fourni pour précrastiner devient trop pénible et influe sur la prise de décision. David Rosenbaum émet alors l'hypothèse inattendue que "les personnes âgées ou affaiblies pourraient avoir de meilleures capacités à gérer leur mémoire que les personnes en meilleure forme physique".

La procrastination peut mener à consulter

Si la précrastination n'est pas encore bien définie, ce n'est pas le cas de la procrastination, qui est un phénomène déjà bien repéré. Un individu qui procrastine doit effectuer une tâche qui ne l'attire pas mais dont il va tirer un bénéfice. Il la reporte une première fois sans raison valable, constate qu'il n'a pas effectué la tâche mais continue à la reporter, en se trouvant toujours de nouvelles excuses. S'il finit par effectuer la tâche (ou pas), il se sent coupable de toutes façons et se jure de ne plus procrastiner... sans y parvenir ! Si le problème de comportement devient récurrent et prend des proportions insupportables, surtout au niveau professionnel, le corps médical conseille de consulter un psychologue...