Contrôle technique des deux roues : Macron se présente en sauveur






13 Aout 2021

La semaine du 9 août 2021 a été au centre d’une micro-polémique autour du contrôle technique obligatoire des deux-roues, trois-roues et quadricycles à moteur. Un décret d’application a été publié instaurant le contrôle technique pour ces véhicules dès 2023… avant d’être suspendu par Emmanuel Macron quelques jours plus tard.


Décret publié, décret suspendu dans la foulée

Le 11 août 2021, la presse se fait l’écho de la publication, le 9 août 2021, du décret d’application instaurant le contrôle technique obligatoire pour les deux-roues et véhicules similaires, jusque-là exemptés. Un décret qui visait à aligner la réglementation française sur la réglementation européenne datant de 2014. Mais les fédérations de motards, fortement opposées à l’instauration d’un contrôle technique pour leurs véhicules, ont de suite montré leur désapprobation.

Une grogne qui date depuis plusieurs années et qui a été exacerbée par la publication d’un décret en toute discrétion au milieu de l’été, sans discussions préalables avec les fédérations. Une situation qui aurait pu être problématique dès la Rentrée 2021, mais qu’Emmanuel Macron a désamorcée très rapidement en suspendant le décret en question.

Ne pas se mettre les motards à dos à quelques mois de la Présidentielle

Depuis le fort de Brégançon où il est en vacances, Emmanuel Macron, au lendemain des premiers articles de presse sur instauration du contrôle technique en 2023, a annoncé la suspension pure et simple du décret. Le gouvernement rencontrera les fédérations de motards à la Rentrée 2021 pour la suite des événements, car la France devra, un jour ou l’autre, s’aligner sur la réglementation européenne à ce sujet malgré les réticences des principaux concernés.

La décision de suspendre le décret semble facilement se justifier par l’envie, de la part du chef de l’État, d'éviter de nouvelles tensions sociales en France. La crise sanitaire, et l’instauration du Pass sanitaire, crispent déjà une partie de la société, alors que la gestion de la crise est critiquée et que la Présidentielle 2022 approche à grands pas.