Croissance mondiale en 2023 : le FMI table toujours sur moins de 3%






7 Avril 2023

Les différentes institutions économiques, telles que l'OCDE, le Ministère de l'Économie français et le FMI, prévoient une croissance mondiale modérée pour 2023 et 2024. Les prévisions varient légèrement.


Les prévisions de croissance pour 2023 et 2024

Dans ses perspectives publiées le 17 mars 2023, l'OCDE prévoit une augmentation du PIB mondial de 2,6% en 2023, contre 2,2% anticipés en novembre 2022. Pour 2024, l'organisation prévoit une croissance de 2,9%, soit 0,2 point de pourcentage de plus que prévu en novembre 2022. Le Ministère de l'Économie français, dans ses prévisions du 21 mars 2023, estime que la croissance mondiale atteindra 2,8% en 2023 (après +3,4 % en 2022) et 3,0% en 2024.

Quant au FMI, sa directrice générale, Kristalina Georgieva, a déclaré le 6 avril 2023 qu'elle anticipe une croissance inférieure à 3% pour 2023, en accord avec la précédente mise à jour du rapport sur l'économie mondiale du FMI, datant de janvier 2023 et qui tablait sur une croissance de 2,9% en 2023.

Facteurs influençant les prévisions de croissance



Le ralentissement de la croissance en 2023 et l'accélération modérée en 2024 s'expliquent par plusieurs facteurs économiques. Selon le Ministère de l'Économie français, l'inflation élevée et la forte remontée des taux directeurs des grandes banques centrales pèsent sur la croissance en 2023, malgré le soutien de la réouverture de l'économie chinoise. L'activité mondiale devrait toutefois accélérer légèrement en 2024 avec la détente des politiques monétaires.

La directrice générale du FMI souligne également la solidité des marchés du travail et des dépenses de consommation dans la majorité des économies avancées, ainsi que la reprise liée à la réouverture de la Chine. Néanmoins, les effets négatifs de l'inflation et des politiques monétaires expliquent la croissance inférieure à 3% anticipée pour 2023.

Les prévisions s'accordent de fait sur un ralentissement de la croissance par rapport à 2022 (3,2% sur l’année selon l’OCDE). La conséquence des défis économiques tels que l'inflation, les crises géopolitiques et les politiques monétaires restrictives.