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Cuba met un terme à la dynastie Castro





Les Castro ne seront bientôt plus à la tête de Cuba. Après Fidel puis son frère Raul, la lignée ne va pas continuer et c’est Miguel Diaz-Canel, le protégé de Raul qui va prendre les rênes du pays. Raul ne disparait pas complètement du tableau puisqu’il garde le poste de premier secrétaire du parti communiste.


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Fidel puis Raul, les Castro ont été aux commandes de Cuba pendant cinquante ans. Un demi-siècle qui n’a pas permis d’installer un fonctionnement réellement dynastique puisque Raul, 86 ans et petit frère, est allé chercher en dehors de la famille son successeur. Famille de sans du moins, tant Miguel Diaz-Canel, est proche de Raul et est désigné arbitrairement sans consultation du public.

La transmission du pouvoir est prévue pour le jeudi 19 avril. Après deux mandats de cinq ans en tant que président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres, Raul a respecté la limite de deux mandants qu’il a lui-même instaurée. « C’est un événement historique : pour la première fois, un Castro ne tiendra pas le gouvernail du régime issu de la révolution de 1959. Raul Castro ne s’éloignera cependant pas du pouvoir, puisqu’il devrait continuer à occuper le poste clef de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC, parti unique) jusqu’au prochain congrès prévu en 2021 » précise Le Monde .

Ce n’est clairement pas un pas vers la démocratie mais un changement de génération. « Les commandants de la guérilla et les dirigeants de la « génération historique » font un pas de côté au profit de cadres nés après la prise de pouvoir par les Castro. Miguel Diaz-Canel, 57 ans, le successeur désigné, qui devrait être élu par l’Assemblée nationale cubaine jeudi au terme de deux jours de sessions, a fait sa carrière politique en province, avant d’être coopté par la direction du PCC » ajoute le quotidien français.

Etant donné la proximité entre Miguel Diaz-Canel et son prédécesseur, on imagine mal une rupture avec a politique qui est menée depuis dix ans. Mettant de l’eau dans son vin vis-à-vis des Etats-Unis, les autorités du pays ont opéré un début d’ouverture sur de nombreux sujets. « Raul Castro avait promis d’avancer « lentement mais sûrement » et d’en finir avec les interdictions « absurdes » qui compliquaient la vie des Cubains, mais faisaient partie de l’héritage laissé par Fidel. Depuis « l’offensive révolutionnaire » de 1968, tous les métiers et activités étaient exercés par des fonctionnaires. L’Etat-patron dominait toute l’économie et partant, toute la société. Pas moyen d’effectuer des travaux de plomberie ou de se faire une coupe de cheveux sans passer par un organisme public » résume Le Monde.