Faut-il vacciner ses enfants contre grippe et gastro ?






21 Aout 2020

Ils ne font pas partie des 11 vaccins obligatoires en France, mais ils ont l’avantage d’exister : des vaccins pour la grippe et pour la gastro-entérite sont disponibles dans l’Hexagone. Des pédiatres jugent qu’en cette rentrée scolaire 2020 des plus particulières, les parents devraient faire vacciner leurs enfants. Et la raison n’est pas celle que l’on pourrait penser.


Des vaccins pour des maladies… relativement bénignes

Pixabay/RachelBostwick
Autant les Français savent qu’il existe le vaccin contre la grippe, les campagnes visant les personnes fragiles, notamment les seniors, se renouvellent chaque année, autant le vaccin contre la gastro-entérite est moins connu. Et pour cause : l’efficacité de ces vaccins diverge d’année en année, les virus mutant rapidement, tandis que les maladies qu’ils provoquent ne sont pas très dangereuses pour des personnes en bonne santé.

De fait, l’intérêt de ces vaccins, en temps normal, est limité à une certaine population chez qui les maladies peuvent avoir des conséquences graves. Mais cette année 2020, dans une lettre ouverte publiée par Le Monde, des pédiatres invitent les parents à faire vacciner leurs enfants contre ces deux maladies saisonnières. Une vaccination préventive… permettant en réalité de lutter contre la Covid-19.

Éviter de multiples épidémies en même temps

Les pédiatres s’attendent, comme chaque année, à ce que des épidémies de grippe et de gastro-entérite sévissent en France, et particulièrement dans les écoles. Mais ils ne s’inquiètent pas vraiment de ces maladies : ils craignent que ces épidémies ne viennent s’ajouter à la potentielle deuxième vague épidémique de la Covid-19, engorgeant hôpitaux et cabinets médicaux.

D’autant plus que les symptômes de la grippe, la gastro-entérite et la Covid-19 sont similaires : fièvre, toux, vomissements… il y a donc un fort risque qu’en cas de grippe, le médecin soupçonne la Covid-19 ce qui le conduirait à demander un dépistage PCR. Et celui-ci implique, pour le patient et sa famille, une quarantaine volontaire de quelques jours, le temps que les résultats du test soient connus.