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Focus sur les mauvais investissements des entreprises françaises





France Stratégie s’est penchée sur le peu de résultats obtenus par les entreprises françaises qui sont pourtant parmi celles qui investissent le plus. L’organisme soulignes quelques aspects qui éclairent ce manque flagrant d’efficacité des sociétés tricolores.


Creative Commons - Pixabay
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Elles investissent plus sans être plus compétitives. Les entreprises françaises méritaient donc largement qu’on se penche sur cet étrange paradoxe comme l’a fait France Stratégie. L’organisme public, en partenariat avec la Fabrique de l’industrie,  vient de publier une étude à ce sujet qui mérite qu’on s’y intéresse.
 
« Cette étude révèle que le taux d'investissement des industriels français en logiciels est nettement plus élevé que celui relevé dans les autres pays européens depuis 1995 au moins (5,7 % de la valeur ajoutée en 2016 en France contre 1,1 % en Allemagne). De même, le taux d'investissement en R&D du secteur manufacturier français est de 10,7 % de la valeur ajoutée contre 8,4 % en Allemagne en 2016 et il est plus élevé qu'en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni » explique France Stratégie. Une différence surprenante face à laquelle le think tank public avance l’hypothèse d’entreprises françaises qui fabriquent moins à l’étranger que les autres.

Par ailleurs, le communiqué de présentation de l’étude rapporte que « Les industriels français investissent un peu moins dans les machines et équipements que leurs homologues, et privilégient le renouvellement plutôt que la modernisation ou l'extension de leurs capacités de production. Ce défaut d'investissement dans les actifs tangibles pourrait expliquer en partie la perte de compétitivité de nos entreprises ».

Des conclusions qui ont été évaluées minutieusement en écartant d’autres facteurs qui auraient pu expliquer d’importantes différences selon les pays, tel que les investissements immobiliers. « Les actifs immobiliers ne représentent qu'une faible part des dépenses d'investissement des industriels français, comparable à celle observée en Italie. Ce n'est donc pas le coût de l'immobilier qui grève l'investissement privé français. Par ailleurs, les investissements de mise en conformité réglementaire, fréquemment cités, n'expliqueraient au mieux qu'une part limitée du supplément d'investissement du secteur manufacturier en France »conclue le texte.