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Jeff Koons à nouveau condamné pour contrefaçon




23 Décembre 2019

Certains l’adorent, d’autres le détestent… mais comme tous les grands artistes Jeff Koons ne passe pas inaperçu. Ce dernier a toutefois une très mauvaise réputation dans le monde de l’art : celle de plagier des œuvres. Il a même été condamné plusieurs fois pour contrefaçon et plagiat. Dernier jugement en date, en appel, la semaine du 16 décembre 2019 pour l’oeuvre « Naked ».


Une œuvre plagiée d’un photographe français

Pixabay/Skeeze
Pixabay/Skeeze
Si Jeff Koons avait fait appel du jugement de première instance, tombé en 2017, il n’aura pas eu gain de cause : le plasticien américain a été reconnu coupable de contrefaçon pour son œuvre « Naked » de la série Banality réalisée en 1988. L’oeuvre représente deux enfants nus et ressemble très fortement à une photographie de Jean-François Bauret.

Pour la justice, l’oeuvre de Jeff Koons « n’entrait pas dans le cadre de la liberté d’expression mais était bel et bien le fruit d’une contrefaçon » a précisé l’avocat des ayants-droit du photographe, Me Jean Aittouares. Cette dernière souligne qu’il s’agit du troisième jugement rendu en France contre le plasticien, régulièrement accusé de copier des œuvres.

La responsabilité du Centre Pompidou reconnue

En novembre 2019, Jeff Koons était également condamné pour contrefaçon : son œuvre, représentant un buste de femme allongée à côté d’un cochon, était très proche de la photographie réalisée par Franck Davidovici dans le cadre d’une campagne de publicité pour la marque Naf-Naf. L’artiste américain et le Centre Pompidou de Paris, où l’oeuvre a été exposée en 2014, ont été condamnées à 135.000 euros de dommages et intérêts.

Dans le cadre de l’affaire opposant Jeff Koons aux ayants-droits du photographe Jean-François Bauret, si les dommages sont bien moindres, 20.000 euros, la responsabilité du Centre Pompidou a également été reconnue. Or, dans cette dernière affaire, selon l’avocate des plaignants, le Centre Pompidou avait « tenté de se dédouaner ».