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L’Europe pense enfin à développer un moyen de paiement non américain




6 Novembre 2019

Depuis le temps que l’hégémonie américaine sur les moyens de paiements électroniques existent avec Visa et Mastercard, des banques européennes veulent enfin développer un système de paiement alternatif. Manque de chance, le projet est baptisé Pepsi.


Creative Commons - Pixabay
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Pepsi, voilà un nom aux couleurs très américaines pour un projet d’émancipation des normes des Etats-Unis. Ou alors est-ce justement un clin d’œil de ce projet de « pan european payment système initiative » (Pepsi). L’idée est en tout cas bonne, à tel point que l’on se demande pourquoi elle n’a pas surgi plus tôt. Plusieurs banques européennes allient leur force avec la BCE pour lancer un système de paiement électronique qui ne soit plus sous la coupe des Etats-Unis, d’où viennent Visa et Mastercard. 
 
« A l'heure des cartes bancaires sans contact et des téléphones dotés de puces NFC [pour faire des achats, ndlr], le constat est clair : la quasi-totalité des moyens de paiement électroniques nous vient de l'autre côté de l'Atlantique. L'idée c'est donc de développer des technologies européennes concurrentes et efficaces avec lesquelles on pourra payer partout dans le monde. L'objectif de ce projet est ambitieux : atteindre au moins 60% des paiements électroniques en Europe » résume Europe 1 .

La Banque centrale européenne (BCE) va être moteur dans un projet qui fédère des banques de plusieurs nationalités européennes. « Car oui, la dépendance européenne des moyens de paiement est une vraie question politique de souveraineté, c'est pour cela que la BCE pilote ce projet. Parmi les banques qui participent à cette discussion, on trouve notamment BNP Paribas côté français, mais aussi des établissements italiens, allemands, néerlandais, belges, portugais, ou encore espagnols » ajoute Europe 1. Lancé en 2017, le projet n’a pas de date de lancement officiel et est encore à l’état de projet. A n’en pas douter, la propension de Donald Trump à se saisir de tous les leviers disponibles pour mettre sous pression les adversaires commerciaux des Etats-Unis pèse aujourd’hui dans la balance. L’arrivée d’acteurs chinois n’étant pas regardé comme un contrepoids satisfaisant par la plupart des établissements bancaires.