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L’UE lance un plan de prévention contre des ingérences russes dans le scrutin européen





La Commission européenne a lancé un plan de lutte contre la désinformation en ligne. A six mois des élections européennes, l’exécutif européen craint des interventions étrangères sur l’opinion publique par le biais d’internet. L’actualité américaine encourage l’UE a ne pas se cacher derrière son doigt en accusant directement la Russie.


Creative Commons - Pixabay
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Les Etats-Unis continuent à être secoués par la procédure sur d’éventuelles ingérences russes dans le scrutin présidentielle de 2016. Une situation inédite dans l’histoire contemporaine qui laisse entendre que des vastes opérations virtuelles ont cherché à avoir de l’influence sur l’opinion publique à quelques mois d’un vote crucial. Face à ce phénomène, la Commission européenne qui craint pour les élections communautaires dans six mois a lancé un plan d’action.
 
L’exécutif européen demande aux Etats membres et aux réseaux sociaux d’être particulièrement vigilants. En attendant mai prochain, il faut se mobiliser en ayant conscience que la Russie est la « source principale » de ce genre de campagnes de déstabilisation. « Objectif : tuer dans l'oeuf toutes les "tentatives coordonnées d'acteurs étrangers pour manipuler" les débats et "protéger nos démocraties". Le budget de la cellule dédiée à cette lutte va être doublé. Pour les Européens, il est hors de question que des campagnes de manipulation comme celles, attribuées à la Russie -l'enquête est toujours en cours-, qui ont entaché la campagne présidentielle américaine de 2016 se reproduisent pour les élections européennes de mai 2019 qui s'annoncent sous haute tension » résume La Tribune.fr.
 
Dans les faits la Commission veut mettre en place un système qui doit alerter en temps réel les institutions nationales et européennes sur d’éventuelles campagnes de désinformation. Un bureau spécialisé dans la lutte contre la désinformation et la sensibilisation du public aux dangers des fausses nouvelles va être dotée d’un budget de 5 millions d’euros. « De leur côté, les acteurs majeurs d'internet comme Facebook, Twitter et Google, qui ont pris des engagements dans un "code de bonnes pratiques" signé en septembre, sont appelés à rendre des comptes dans des rapports mensuels sur leurs actions contre la désinformation en ligne » continue le site économique.