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L’homme qui a refusé sa prime de 8 millions pour dénonciation d’irrégularités





Le lanceur d’alerte et ancien spécialiste de la gestion des risques de la Deutsche Bank Eric Ben-Artzi vient de refuser la prime de 8 millions de dollars qui lui était offerte pour avoir dénoncé des irrégularités. En signe de protestation contre celui-là même qui lui offrait cette somme, le geste ne manque pas de panache. Son ex-femme, elle, pourrait gâcher le geste en demandant la part qui lui est due.


L’homme qui a refusé sa prime de 8 millions pour dénonciation d’irrégularités
C’est un événement suffisamment rare pour être remarqué. Alors que tant de personnes rêvent de de devenir millionnaire du jour au lendemain, Eric Ben-Artzi a lui refusé de toucher 8,25 millions de dollars. L’ancien spécialiste de la gestion des risques au sein de la Deutsche Bank s’est vu offrir cette somme par la Securities and Exchange Commission (SEC) pour avoir dénoncé les irrégularités de son ancien employeur. « Les dirigeants sont partis à la retraite avec des bonus de plusieurs millions de dollars, basés sur la déformation du bilan de la banque. Il est donc particulièrement décevant qu'en 2015, après la longue enquête à laquelle ont contribué plusieurs lanceurs d'alerte, la SEC ait infligé une amende aux actionnaires de Deutsche Bank plutôt qu'aux dirigeants responsables » explique le principal intéressé dans une tribune qu’il signe dans les colonnes du Financial Times, dont l’extrait a été traduit par le journal Les Echos.
 

Sa femme, elle pourrait ne pas refuser sa part

Dans cette prise de position qui ne manque pas de panache, Eric Ben-Artzi va encore plus loin en demandant à ce que sa prime soit versée aux actionnaires de la banque qui ont été sanctionnés injustement selon lui. « Pour récompenser Eric Ben-Artzi, la SEC était prête à lui reverser la moitié des 16,5 millions de dollars prévus dans le cadre d'un programme de récompense des lanceurs d'alerte. Ce refus constituerait une première. Même s'il ne souhaite pas s'enrichir personnellement, Eric Ben-Artzi ne peut pas rejeter toute la somme, car une partie de la prime est réclamée par son ex-femme, qui a collaboré, à la marge, au dossier » expliquent le journal économique français.