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La France valide une opération de rapatriement de femmes et mineurs Français en Syrie



Journaliste pour VA Press. En savoir plus sur cet auteur




5 Juillet 2022

Trente-cinq enfants mineurs et seize mères français ont été rapatriés en France mardi 5 juillet 2022 après avoir passé des années dans des camps au nord-est de la Syrie. Une opération symbolique dans un dossier très politisé.


Creative Commons - Pixabay
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Le clivage politique n’a pas disparu. « La France a procédé, mardi, au rapatriement sur le territoire national de 35 enfants mineurs français qui se trouvaient dans les camps du nord-est de la Syrie, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. L'opération incluait également "le retour de seize mères en provenance de ces mêmes camps", précise le Quai d'Orsay. Parmi celles-ci, se trouve Émilie König, l'une des jihadistes françaises les plus connues » explique France 24.
 
Par communiqué le ministère des Affaires étrangères a remercié les autorités locales pour leur coopération. Sujet de tensions et de discussions depuis des années, le sort de ces femmes et de ces enfants préoccupe les observateurs. « Avant ce dernier rapatriement, il restait près de 200 mineurs et 80 mères dans des camps du nord-est syrien contrôlés par les Kurdes, où les conditions de vie sont "épouvantables" selon l'ONU. Le 14 décembre 2021, une Française âgée de 28 ans, diabétique, était morte, laissant orpheline une fillette de 6 ans. Fin avril, la défenseure des droits, Claire Hédon, avait exhorté le gouvernement à procéder au rapatriement "dans les plus brefs délais", de tous les enfants français retenus dans les camps du nord-est de la Syrie » appuie la chaine publique d’informations. 
 
Ce rapatriement est d’autant plus symbolique que parmi les mères présentes, Émilie König a largement fait parler d’elle ces dernières années. Celle qui a rejoint l’EI en 2012 est accusée d’avoir participé à des campagnes de recrutement et d’avoir appelé à commettre des attentats. « Elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt et devrait être mise en examen puis incarcérée après son passage devant des magistrats, a précisé la source proche du dossier.
Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux. Elle est mère de cinq enfants, dont trois nés en Syrie, qui avaient été rapatriés en France début 2021. Dans un entretien à l'AFP en avril 2021, depuis le camp de Roj, elle avait dit vouloir "retourner en France" » relaye France 24.