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La formation des planètes bientôt expliquée ?




15 Février 2020

Tout comme l’Homme est une erreur statistique de la nature, les probabilités que nous existions dans l’Univers sont infimes, la création des planètes est, elle aussi, improbable. Elles existent, pourtant, et les scientifiques cherchent depuis des décennies à en comprendre l’origine et les forces qui sont en jeu dans leur création. La sonde New Horizon a peut-être percé le mystère.


Deux théories sur la formation des planètes

NASA
NASA
Comme souvent en science, deux théories s’opposent concernant la formation des planètes : l’accrétion hiérarchique et l’effondrement gravitationnel. Deux théories complètement opposées : la première suppose la collision de poussières créant des objets plus gros qui, du fait de la force gravitationnelle, ont attiré d’autres poussières à eux ; la seconde estime que les corps célestes se rejoignent formant des corps plus grands et de manière progressive.

Si le résultat est le même au final, les deux théories se distinguent surtout par la vitesse de création des planètes qui y est associée : la première suppose des milliards d’années de formation, la seconde bien moins puisque les corps se rejoindraient en quelques centaines d’années.

Arrokoth : la clé du mystère

La sonde New Horizon, après avoir survolé Pluton en 2015, déclassée en planète naine en 2006, a continué son voyage et a atteint le corps céleste Arrokoth le 1er janvier 2019. situé à 1,1 milliard de kilomètres de Pluton, il aura fallu un peu de temps aux données pour arriver sur Terre. Mais c’est chose faite, et la NASA a pu les analyser.

Ces données semblent créditer la théorie de l’effondrement gravitationnel puisque, comme l’explique Alan Stern, chercher principal de la mission New Horizons, « les images ne montrent aucun signe de violence, aucune fracture, les deux lobes ne semblent pas brisés ensemble ». Pas de choc puissant, donc : la collision aurait eu lieu à 15 km/h.

Les données de New Horizons ont permis la publication de 3 études sur le sujet, et d’autres suivront. Mais pour l’instant les deux thèses restent valides, il faudra confirmer les données de ces observations avec d’autres objets. Les scientifiques tentent de les localiser, mais ce n’est pas facile : Arrokoth ne fait que 35 kilomètres de long.